Impossible, en lançant Deep Sky Derelicts, de ne pas se dire qu'on y a déjà joué. On dirige un groupe de mercenaires qui partent explorer des vaisseaux abandonnés – comme dans Starcrawlers. Les combats opposent deux équipes de combattants au look de poupées de papier, chacune disposée d'un côté de l'écran – comme dans Darkest Dungeon. Les pièces d'équipement que l'on récupère octroient chacune de nouvelles « cartes » à nos personnages, lesquelles peuvent être jouées pendant les combats – comme dans Nowhere Prophet. Et, bien sûr, comme n'importe quel jeu indé depuis cinq ans, Deep Sky Derelicts comprend, je cite la description officielle, « des éléments de roguelike ». Les niveaux et les rencontres y sont aléatoires, la mort définitive. Bref, le jeu ressemble à un greatest hits du jeu indé, sans grande originalité, qui aurait pu être généré par un logiciel de game design automatisé. Et pourtant, malgré tout, on finit par y prendre goût.