Certains parmi vous auront peut-être noté l'absence,  dans ce magazine, de tout article sur un jeu sorti il y a plusieurs mois en accès anticipé : The Guild 3. C'est un excès coupable de miséricorde qui nous a conduits à ne rien en dire, et pas le manque de place, puisque l'on peut le résumer en trois mots : Ha. Ha Ha. Voilà : ne touchez pas à ce truc, sauf si c'est pour le pousser dans un trou avant de le recouvrir de chaux vive. Mais pourquoi parler de The Guild 3 en préambule ? Simplement parce que Saelig est un pur héritier de cette saga de simulation de vie médiévale. Parlons donc de mon brave gueux qui a atterri, les poches vides – les pieds-tendres peuvent choisir des démarrages plus aisés – dans une région pouilleuse de l'Angleterre du IXe siècle. Sa première année fut consacrée à jouer de la musique près des lieux de passage et à mendier. L'objectif final étant d'établir une dynastie (et donc une descendance) riche et puissante, il a rapidement fait les yeux doux à Bigsu, jeune femme célibataire, probablement très jolie derrière le pâté de polygones qui lui servait de visage, mais dont la principale qualité était incontestablement son patrimoine immobilier. Leur belle et sincère union officialisée, il s'est donc retrouvé à gérer un modeste établi de boucher et une boulangerie respectable, située en plein milieu de Leested, bourgade de 52 âmes.