Soyons honnêtes, on ne peut pas vraiment reprocher aux Polonais de Vile Monarch d'insister sur ce que Weedcraft n'est pas. Dans les années 1990 et 2000, la plupart des jeux traitant du cannabis étaient des « stoner games », jeux dont les gameplays (défendre sa plantation contre l'agence anti-drogue américaine, vendre sa beuh au meilleur prix dans divers quartiers d'une ville) avaient en commun avec la musique de Bob Marley de perdre beaucoup d'intérêt dès qu'on s'y adonnait sans avoir les yeux rouges. Weedcraft, lui, est un vrai tycoon, et un tycoon particulièrement écrit. On n'y incarne pas un protagoniste anonyme simplement là pour faire le plus de thunes possible mais un jeune étudiant en école de commerce qui a dû décrocher en cours d'année suite à la mort de son père. Retourné dans la maison familiale à Flint (Michigan), il va vivre avec son jeune frère, passablement défoncé, qui a transformé la cave en annexe rigolote de Jardiland afin de fournir à leur cancéreux de père de quoi lutter contre les effets secondaires de la chimiothérapie. « Entre ta connaissance du commerce et ma connaissance de la botanique, on peut devenir riches ! », s'exclame le cadet, qui finit par convaincre le protagoniste. Achat d'une première lampe, cultivation des premiers plants... On ne dispose au début que d'un terreau médiocre et d'une variété assez commune de beuh, mais il est déjà possible d'améliorer la qualité de la récolte en modifiant les taux d'azote, de nitrate et de phosphore, en arrosant régulièrement et en réussissant un petit QTE d'élagage.