7 décembre 2018, la nuit. Voici deux bonnes heures que j'écris des gros mots sur Twitter pour commenter la cérémonie des Game Awards. Mes yeux sont embués de fatigue lorsque soudain, des coups de violon à la Pirates des Caraïbes m'extirpent de ma torpeur. À l'écran, Grapeshot Games révèle l'existence d'Atlas via un trailer complètement fou, qui nous explique que le jeu sera une sorte de Sea of Thieves dans un monde persistant. La foule est en délireNote : 2 et moi, bien qu’inexorablement attiré par le moindre jeu vidéo qui comporte la mention « avec des pirates à l'intérieur », je refuse de croire que ce titre ne s'effondrera pas sous le poids de sa propre ambition. Il faut dire que les premières images laissaient imaginer un monde on ne peut plus vivant et bourré d'activité. Mais en réalité, il s'agissait du premier mensonge éhonté des développeurs, qui ont pris soin de tourner leur bande annonce en faisant suivre un script précis à chaque participant. Vous savez, du genre « Joe, tu lances l'emote de danse quand je passe devant toi et les autres, vous lancez les emotes d'applaudissement ». Le genre de trucs que personne ne fait en jeu et qui rangent instantanément le trailer d'Atlas aux côtés de ceux qui nous montrent des jeux de shoot arcade où les joueurs se parlent comme des soldats d'élite. Mais au fait, c'est qui Grapeshot ?

Note 2 : Comme pour n'importe quoi dans ces cérémonies, me direz-vous.