D'abord, il y a le bonheur. Pas l'excitation de découvrir la banquise gelée, ni la terreur provoquée par les abysses encore inconnues, ni la curiosité devant la faune exotique. Tout ça, ce sera pour plus tard. D'abord, il y a le bonheur : celui de plonger à nouveau dans les eaux d'un Subnautica. Je ne pourrai pas vous décrire le plaisir sans bornes que j'ai pris à nager à nouveau entre deux dunes immergées, à me mouvoir sans efforts parmi les algues hautes et à choisir l'emplacement de ma base (qui sera finalement accrochée au bord d'un ravin profond de deux cent mètres, afin de profiter de la vue). Ces joies simples, les vétérans de Subnautica les connaissent bien : tous, ils ont commencé ce merveilleux jeu de survie sur une planète aquatique (9/10 dans Canard PC n° 374) avec la peur au ventre, puis, trente heures plus tard, ont nagé en sifflotant (bien que ce soit difficile sous l'eau) au beau milieu d'un décor dont ils connaissaient les moindres recoins. Subnautica, c'est le chez-soi des joueurs qui ont toujours rêvé d'incarner Robinson Crusoé. Pour tout vous dire, il m'arrive même de le relancer sans but précis, juste pour le plaisir de barboter dans l'eau peu profonde qui entoure ma base. Vous imaginez bien que quand les développeurs d'Unknown Worlds ont sorti la bêta d'une suite à Subnautica, une sorte de grosse extension (achetée et jouable à part de l'original) qui nous fait incarner un nouveau perso isolé cette fois dans une région glaciale de la planète aquatique, j'étais le premier sur le plongeoir.