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Genre: horreur contemporaine
Époque contemporaine. Dans la banlieue d'une grande ville française se trouve la Cité rieuse, un immeuble en béton massif bâti peu après la guerre, abandonné depuis les années 1980. Les PJ (qui peuvent être des policiers, détectives privés, journalistes, amis des victimes, selon les désirs du MJ) vont mener l'enquête suite à la disparition d'un groupe d'urbexeurs partis explorer la Cité rieuse. En enquêtant, ils découvrent :

– que ces disparitions sont loin d'être les premières mais que les autorités ont fait tout leur possible pour les dissimuler, tant que les victimes n'étaient que des squatteurs et des sans-abris venus se réfugier dans la cité abandonnée pendant l'hiver ;
– en se renseignant en bibliothèque ou sur Internet, ils découvrent que la Cité rieuse était un projet révolutionnaire du grand architecte Charles-Édouard Le Procuste, qui souhaitait révolutionner l'habitat, et dont la mort, pendu à un mètre ruban, a fait les gros titres de la presse vers la fin des années 1960. Ils apprennent également que Le Procuste avait choisi un par un les futurs habitants de la cité dans une sorte de casting ;
– que les habitants des immeubles avoisinant la cité se souviennent ne jamais avoir vu d'enfants jouer sur la dalle bétonnée, comme si les parents ne les laissaient pas sortir ;
– s'ils contactent d'anciens résidents de la cité, la plupart ne souhaitent pas évoquer cette période de leur existence, comme s'ils avaient peur de quelque chose. En faisant preuve de suffisamment de conviction, ils parviennent à leur arracher quelque chose au sujet du 10 de chaque mois, date où ils se cloîtraient chez eux. S'ils sont très observateurs, les PJ remarqueront aussi que tous les anciens habitants de la cité font tous exactement la même taille.

S'ils se rendent dans la cité :
– la nuit, ils entendent des bruits étranges, qui résonnent dans la plomberie et semblent venir de la cave mais dont la source est impossible à localiser. Animaux ? Squatteurs ? Disparus captifs ?
​– la nuit du 10 de chaque mois, une créature humanoïde et difforme, au corps tatoué de graduations espacées d'un centimètre, arpente les couloirs. Si les joueurs parviennent à la blesser, elle s'enfuira dans le local secret de la cave où ils pourront la suivre et l'achever. Ils y trouveront les restes mutilés des disparus, que la créature a étirés ou sciés pour les mettre au format idéal (1,75 m) pour les unités d'habitation standardisées et rationnelles de Le Procuste.