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Genre : toujours Skryim dans l'espace
Développeur : Bethesda (États-Unis)
Éditeur : Microsoft
Plateformes : Windows, Xbox Series
Date de sortie : 06/09/23
Il faut dire qu’il a de quoi donner très envie, ce Starfield. C’est le premier univers original de Bethesda depuis plus de 25 ans. C’est l’aventure spatiale épique que j’attends depuis ma plus tendre enfance. C’est un monde ouvert constitué d’une multitude de planètes débordant de ressources qui possèdent chacune leur propre identité, avec des environnements aussi beaux que variés. Des cités du vice où on se drogue avec du poisson aux propriétés psychotropes, des jungles tropicales, des vastes étendues de glace, des villes tout entières – comme celle de New Atlantis, l'une des plus grandes jamais conçues par le studio.

C’est la possibilité de vivre sa propre histoire, avec son propre équipage et son propre personnage, à l’aide d’un éditeur sophistiqué et d’un arbre de compétences particulièrement touffu. C’est la promesse de pouvoir traîner son petit vaisseau personnalisable un peu partout dans l’espace, « là où il n’y a pas vraiment de limites à l’exploration », nous a assuré Todd Howard lors d’une conférence dédiée au jeu (avant de tenter de nous vendre des montres présentes dans son édition collector, mais c’est une autre histoire). Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Lune de fiel.

Malgré toutes ces belles choses, la petite heure de gameplay dévoilée le 11 juin dernier n’a pas suffi à dissiper les dernières craintes qu’on pourrait nourrir face à un « jeu-univers » aussi ambitieux. Ce qu’on a vu de l’histoire principale n’a rien de bien transcendant, les phases de tir ont toujours l’air relativement ennuyeuses, les animations des personnages sont rigides et Bethesda vient de confirmer que le jeu sera limité à 30 FPS sur Xbox Series.

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles », disait Oscar Wilde (ou Amel Bent, je ne sais plus trop). C’est totalement faux, comme on a pu le constater lors de lancements SpaceX : parfois, c’est parce qu’on vise la lune qu’on explose en plein vol et qu’on fait pleurer les gens qui ont cédé aux sirènes de la précommande. Je suis la première à continuer d'y croire – qui n’a jamais rêvé de partir à la découverte des secrets de l’univers, de constituer sa propre flotte et d’explorer une galaxie aux environnements aussi sublimes ? – mais je vais attendre le 6 septembre prochain en regardant impatiemment ma montre (qui indique aussi la date du jour, précisément comme celle que Todd Howard cherche à vous refourguer).