Genre : gestion
Développeur : Foxy Voxel (Serbie)
Éditeur : The Irregular Corporation
Plateforme : Windows
Téléchargement : 387 Mo
Sortie prévue : NC
Langue : anglais
Prix actuel : 25 €
Les lecteurs de Canard PC les plus sagaces connaissent déjà Going Medieval depuis 2021, grâce à un article d’ackboo qui célébrait l’arrivée du jeu en accès anticipé. Mais comme ses développeurs serbes n’ont point chômé, Going Medieval a beaucoup évolué depuis, d’où un certain besoin de refaire le point – et de remettre en avant cet excellent jeu. Pour faire court, il s’agit d’un Rimworld au Moyen Âge, où l’on gère donc minutieusement un groupe de paysans qui partent de zéro, en se concentrant sur leurs besoins individuels difficiles à satisfaire plutôt que sur un grand plan d’urbanisme.
Avec assez de nourriture amassée pour l’hiver et assez de haches fabriquées pour survivre aux raids des clans voisins, on peut espérer transformer une modeste cabane en village florissant et bourré de vie, entouré de murs solides. Sauf qu’un coup de froid inattendu, un ours enragé, l’arrivée du mildiou ou la flèche bien ajustée d’un assaillant stoppent net les joueurs qui manquent de prudence. Bref, c’est un Rimworld. Certains des menus (comme celui de priorité des tâches par péon) sont d’ailleurs strictement identiques, même moi je trouve que c’est chaud, faites au moins un peu semblant d’avoir conçu votre propre menu, quoi.
Ils sont des millions
Si une vingtaine d’heures sur Going Medieval n’a pas suffi à combler votre besoin viscéral de Rimworld, pas de panique : les jeux du genre sont nombreux. Cette année, ackboo vous conseillait par exemple Clanfolk et Steam a accueilli la nouvelle version de Dwarf Fortress, même si leurs graphismes sont pour moi, hélas, un puissant repoussoir. Ce n’est heureusement pas le cas pour deux jeux du genre qui se déroulent dans un vaisseau spatial : le très joli Space Haven et le très robuste Stardeus, qui continuent de s’améliorer au fil des mois et sur lesquels on peut facilement perdre une centaine d’heures.
En deux ans, Going Medieval a vu arriver la pêche, l’élevage d’animaux, les bêtes sauvages à chasser, la fermentation d’alcool, une refonte de l’agriculture, la météo, le vieillissement, les factions ennemies et les villages voisins qui envoient leurs caravanes de marchands, la création de perso et tout un tas de nouveaux meubles, objets, plantes. Tout n’est pas encore parfait et certaines choses manquent de clarté, mais le jeu n’a plus rien d’un brouillon ou d’une bêta, même s’il compte encore quelques lacunes béantes – j’ai râlé en me rendant compte qu’on ne pouvait pas lancer d’expéditions punitives chez les clans voisins. Il manque aussi un objectif et une difficulté à long terme, car après vingt ou trente heures, une fois qu’on a un village entouré de quatre murailles, même les trébuchets adverses ne peuvent plus nous menacer et la partie peut continuer indéfiniment. Ce qui ne serait pas un si triste destin, d’ailleurs.
Transposition plus que bienvenue de Rimworld à l’ère médiévale, Going Medieval ne bénéficie pas encore du niveau de finition de son aîné ou de sa durée de vie, mais il a ses propres atouts. Méfiance : la construction en hauteur et les jolis effets de lumière permis par son moteur 3D tout simple risquent de rendre difficile le retour sur les jeux concurrents piteusement restés à la 2D.