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Genre : gestion, puzzle
Développeur : Dinosaur Polo Club (Nouvelle-Zélande)
Éditeur : Dinosaur Polo Club
Plateformes dispo : Windows, macOS, iOS
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 350 Mo
Date de sortie : 20/07/2021
Langues : français, anglais
Prix : 8 €
Mini Motorways se lance en cinq secondes et se pige en dix. Une maison rouge où sont garées deux voitures rouges, un bâtiment rouge qu’on relie à la maison d’un coup de souris, et zou ! Voilà un réseau fonctionnel. Bien sûr, avec le temps d’autres maisons apparaissent, et d’autres bâtiments, avec de nouvelles couleurs. Mais nos outils aussi évoluent et on se voit doté de ronds-points, de feux de circulation (pas très performants), de ponts, de tunnels. Sans jamais que ça devienne intimidant : une ergonomie irréprochable s’assure qu’on puisse remanier chaque pan du réseau routier en quelques clics. Les routes se suppriment d’un seul clic droit, les ronds-points s’installent en les faisant tout bêtement glisser sur un carrefour, bref, on bénéficie de cette simplicité sublime qui a fait le succès de Mini Metro. Mini Motorways lui ressemble d’ailleurs beaucoup. Presque trop, car au début, j’avais l’impression déconcertante d’avoir joué à une copie carbone de Mini Metro avec des voitures à la place des wagons. Après tout, les deux jeux partagent les mêmes menus, la même interface, le même principe.

L'espiègle de la route.

Sauf qu’après quelques parties, je me suis rendu compte que Mini Motorways améliorait bel et bien la formule de Mini Metro. Déjà parce qu’avec ses aplats de couleurs pastel, il est plus agréable à l’œil et plus détaillé que son aîné. Je le trouve aussi plus rejouable, car l’emplacement aléatoire des bâtiments donne des parties très différentes à chaque fois. Le remplacement des stations géométriques (où veulent se rendre des triangles ou des ronds) par des voitures et un code couleur donne aussi un jeu moins abstrait, plus logique, plus ancré dans la réalité. Surtout, la gestion d’un trafic routier est in fine plus intéressante que celle de lignes de métro : il faut gérer les intersections et on peut même placer des autoroutes, de précieux jokers qui passent par-dessus le reste de la carte et relient deux points éloignés sans engorger le réseau. Je regrette d’ailleurs l’absence d’overlays qui indiqueraient les routes les plus ou les moins empruntées, mais bon, je chipote car sous ses airs de petit jeu qui ne va durer que le temps d’une salle d’attente, Mini Motorways m’a déjà happé pendant dix heures. Et la route continue…

Notre avis

Izual le 9 août 2021

| Modifié le le 13 août 2021

Dans la lignée de son aîné, Mini Motorways est un jeu élégant, facile d’approche et captivant. Ses quelques défauts mineurs ne pèsent pas lourd dans la balance face à son prix dérisoire, sa rejouabilité, son ergonomie exquise et son univers prenant, loin des abstractions de Mini Metro.