Développeur : The Game Kitchen (Espagne)
Éditeur : Dotemu
Plateformes dispo : Windows, Switch, PS4/PS5, Xbox One/Series
Plateforme test : PS5
Téléchargement : 1,25 Go
Date de sortie : 31/07/2025
Langue : français
Prix : 25 €
| Modifié le le 14 août 2025
Je n’étais pas dans la forme du siècle au moment de lancer Ninja Gaiden : Ragebound. Pourtant, il m’a réveillé, et pas qu’un peu. Il m’a aussi frustré, et pas qu’un peu. Faisons comme le jeu. Pas de temps à perdre avec un téléchargement gourmand, des explications à rallonge ou un tutoriel sans fin, on y va pour la défonce. L’histoire ? Peu importe, ce qui compte est d’éclater des milliers de démons, puis des Américains de la CIA, puis les deux. La virevolte et le sang. Ça suffit à notre bonheur estival et à celui de notre héros, Kenji.
Faf la Ragebound
Le katana et le kunai qui se disputent le kill, ou la tendre histoire d’amour de l’arme blanche. Régulièrement, des ennemis avec une aura bleue ou rouge débarquent à l’écran. Impossible de les manquer. S’ils sont éliminés avec un coup de la couleur correspondante, vous obtenez une hypercharge qui permet de slasher en un seul coup les mobs costauds. Ainsi, l’agencement de l’intégralité des créatures du jeu se fait sur ce principe. On jette un coup d’œil au monstre retors, un second coup d’œil au monstre coloré et on trouve la façon d’enchaîner les deux. L’environnement se fond dans cette donne, et les boss ont la politesse de se plier aussi à la domination des couleurs. C’est vif, jouissif. Ça a de la gueule et du style. Ce que demande le peuple, en somme.Les corps se meuvent avec grâce, les hitbox sont d’une générosité infinie et l’esquive si permissive qu’on se croirait au paradis du jeu d’action.