« C'est quand même vachement lent. » Ça, c'est l'analyse de Pauline, la grande gourou des abonnements à Canard PC. Elle me regarde jouer d'un air plus que dubitatif et je sens bien qu'elle ne se précipitera pas pour acheter Battlegrounds dès son retour chez elle. Il faut l'admettre, elle a raison : Battlegrounds est lent. Pas au niveau d'Arma 3 ou de Grosse Larve Simulator, hein, mais quand on est comme elle habitué à l'effervescence des Battle Royale à la sauce H1Z1 où l'on tue cinq personnes par minute, le changement de rythme saute aux yeux. Même s'il suit à la lettre le principe du Battle Royale (on largue des joueurs au-dessus d'une grande île, les bâtiments débordent d'armes, la zone de jeu se resserre inexorablement), Battlegrounds diffère pourtant de H1Z1 ou d'Arma 3. Et pour cause : Playerunknown n'a pas voulu que son jeu soit un défouloir caractérisé par une action haletante. D'ailleurs, on n'y largue qu'une centaine de joueurs sur un immense terrain de jeu, de quoi permettre à chacun de connaître un début de partie à peu près isolé, tranquille et propice à la réflexion.