Commençons par un résumé des épisodes précédents. Descendant d'une longue lignée de simulateurs (dont le premier était Su-27 Flanker, en 1995), DCS World est un simulateur de vol free-to-play. Téléchargeable sur le site du développeur et sur Steam, le jeu donne accès gratuitement à deux appareils (le Su-25T, un avion d'attaque russe, et le TF-51D, un zinc d’entraînement américain) et à une carte du Caucase qui vous permettra de survoler la Géorgie et un petit bout de Russie. Pour acquérir de nouveaux territoires ou de nouveaux coucous, il faut cracher au bassinet et acheter des « modules », vendus assez cher, généralement de 40 à 70 euros. Pendant longtemps, DCS World a végété. Si les deux premiers modules, l'hélicoptère russe Ka-50 (tout d'abord vendu sous forme de jeu indépendant) et l'avion antichar américain A-10, ont été des succès critiques, qui ont contribué à redéfinir le degré de réalisme qu'on est en droit d'attendre d'une simulation militaire du XXIe siècle, le jeu en lui-même ne bougeait pas beaucoup. La carte était vide, les communications radio rachitiques (elle le sont toujours), le moteur graphique dépassé. Puis les choses ont lentement commencé à changer en 2013, quand Eagle Dynamics a ouvert le développement de module à des studio tiers.