En chantier

Darkest Dungeon 2 - Chariot de feu

J'aime quand un artiste ressemble à son œuvre. Par exemple, euh, je sais pas, Van Gogh qui, paraît-il, avait l'aspect d'un pot de tournesols, ou bien Picasso, qui avait le nez, les yeux et la bouche du même côté de la tête. Ou encore Red Hook, les créateurs du punitif Darkest Dungeon qui, plutôt que de créer une suite semblable au jeu d'origine pour faire de la moula sans effort, ont choisi la difficulté en réinventant tout.

Timberborn - Banished à queue plate

Vous connaissez sûrement la ville polonaise de Gdansk. Elle fut le lieu du combat historique de Lech Walesa, petit électricien du chantier naval Lénine qui créa le syndicat Solidarnosc et libéra son pays du joug soviétique dans les années 1980. Dorénavant, la page Wikipédia de la ville devra aussi mentionner qu'elle a été le lieu de naissance du premier bon jeu vidéo de castor.

Potion Craft : Alchemist Simulator - Tout feu tout Flamel

Tous les jours, des chalands se pressent à mon herboristerie. Je peux soigner toutes sortes de maux – migraines, insomnies, blessures légères, dysfonctionnements érectiles – et fabriquer des potions qui peuvent aussi bien provoquer des explosions qu'améliorer la croissance de champs agricoles infertiles. Mais ce que j'aime surtout, c'est broyer des ingrédients et entendre le bruit délicat des plantes qui s'écrasent sous le poids du pilon.

Forgive Me Father - Péché mignon

Sur le petit papier tout chiffonné où j'ai noté les jeux annoncés lors de la dernière conférence Realms Deep, à côté du nom de Forgive Me Father figure une mention hâtivement griffonnée : « c'est celui qui est joli ». Miracle de la mnémotechnie, en retombant dessus, je savais exactement de quel jeu il s'agissait. Et miracle de la vérification expérimentale, quatre heures de jeu plus tard, c'est une certitude : Forgive Me Father est joli.

Tactical Combat Department - La tactique du gendarme

Depuis le jour maudit où est né le Benny Hill Show, les accélérés sur fond de Yakety Sax ont dominé le marché de la poursuite à vocation humoristique. Pourtant, une poursuite au ralenti où deux policiers trottent derrière un suspect sans parvenir à le rattraper, comme dans Tactical Combat Department, c'est très drôle aussi.

Book of Travels - Tome à la ferme

Le Livre du Voyage est l’une des œuvres de Bernard Werber les plus bouleversantes. Cet étrange manuel de méditation propose au lecteur d’utiliser son imagination pour entreprendre un véritable voyage intérieur ; il donne ensuite des instructions précises pour s’évader d’une réalité parfois bien morne, comme la banlieue de Rouen ou encore le centre-ville de Rouen. Pas étonnant qu’aujourd’hui encore, des indés du monde entier décident de lui rendre hommage avec le nom de leurs jeux.

Honey, I Joined a Cult - Secte en érection

À l'école primaire, quand mes camarades de classe disaient qu'ils voulaient être pompier, cascadeur, footballeur ou « docteur pour les chats et aussi les poneys » (lui je m'en souviens c'était Sébastien Chassaux, un sacré con qui a d'ailleurs fini avocat fiscaliste), je leur répondais qu'ils n'avaient rien compris. Le seul vrai bon plan de carrière, c'est gourou de secte.

Balsa Model Flight Simulator - Le créateur de Kerbal Space Program redescend sur Terre

Felipe Falanghe, père de Kerbal Space Program, nous l'avait dit lorsque nous l'avions interviewé il y a plusieurs années : ce qu'il aime faire, c'est construire des machins pour les envoyer dans le ciel. Après les glorieuses fusées kerbaliennes, le Mexicain le plus célèbre du jeu vidéo reste dans le même thème et nous propose cette fois un simulateur d'aéromodélisme.

Death Trash - Chair et tendre

Jouer enfin à Death Trash est une expérience étrange. Il faut dire que depuis l'annonce du jeu en 2016, les screenshots et les trailers qui se sont succédé n'en disaient presque rien. Ils ne montraient qu'une suite de tableaux en pixel art, pleins de créatures surréalistes et de grosses tumeurs. Death Trash, à mes yeux, était davantage une série de concept arts qu'un véritable jeu, pourvu d'un gameplay. Et ce n'est peut-être pas un hasard.

Gunner, HEAT, PC ! - J'irai obus de mes rêves

Oui, merci, enfin un vrai jeu de tank ! Avec plein de gros tanks ! Qui tirent sur d'autres gros tanks ! Avec des obus qui font boum, des mitrailleuses lourdes qui font tac-tac-tac et un système de dégâts tellement précis que je sais combien de testicules a explosés mon dernier tir sur un équipage de char soviétique ! Pas de doute, le jeu vidéo est un art.