L'Œil dans le rétro

La boss key - Flemme des années 80

Les systèmes d'exploitation multitâche sont quand même bien pratiques. Sans eux, comment pourrions-nous regarder des vidéos de chatons tout en lisant d'un œil distrait un article du Monde diplomatique qui nous annonce la venue des premières guerres climatiques ? Sans eux, au lieu de bâcler deux choses en même temps, on serait obligés d'en faire une seule sérieusement. Et il ne serait plus possible de dissimuler, d'un rapide alt+tab, un navigateur ouvert sur YouPorn ou un jeu vidéo lancé pendant les heures de bureau. On en vient presque à se demander comment faisaient les gens autrefois, à l'époque où les OS n'étaient pas capables de faire tourner deux programmes à la fois. C'est bien simple : ils utilisaient la boss key.

F-117A Nighthawk Stealth Fighter 2.0 - Le chef-d'œuvre passé sous le radar

Même s'il est surtout connu aujourd'hui pour ses jeux de stratégie (sans doute parce qu'il accolait son nom à leurs titres comme un gros prétentieux), Sid Meier n'est pas seulement l'auteur de Sid Meier's Civilization, Sid Meier's Alpha Centauri et Sid Meier's Colonization. Aux commandes de Microprose, la boîte qu'il a cofondée en 1982 avec John Wilbur « Wild Bill » Stealey (un ancien officier de l'US Air Force), il a développé une quantité respectable de jeux de simulation, et notamment de simulateurs de vol. B-17 Flying Fortress, F-14 Fleet Defender, F-15 Strike Eagle, Falcon, Harrier Jump Jet, Gunship 2000... Presque tous les appareils volants de l'Air Force, de l'Army et de la Navy ont eu droit à leur simulateur Microprose. Mais tout cela n'était rien à côté de l'exploit accompli par Microprose avec F-19 Stealth Fighter : pour la première fois de l'histoire du jeu vidéo, un développeur a créé une simulation, la plus réaliste possible, d'un appareil qui n'a jamais existé.

Street Fighter IV - Thanatopracteur et nécromancien d'un genre laissé pour mort

Après presque dix ans sans épisode majeur, Street Fighter IV sort durant l'été 2008, sans que Capcom ne se doute du raz-de-marée qui suivra. Amour renouvelé pour Ken et Ryu, ventes de sticks arcade, création d'emplois et résurrection de nombreuses licences laissées dans l'oubli, retour sur un jeu plus influent qu'il n'y paraît.

Midwinter - Ce rêve blanc…

Tous autant que nous sommes, nous avons vissé dans un coin du crâne un ou plusieurs jeux anciens dont on se dit : « Celui-là, dès que j’ai quelques jours de vacances ou un arrêt maladie pour un panaris, j’y rejoue et je le termine à nouveau. » Midwinter n’est pas de ceux-là. Et pourtant, il squatte mon loft cérébral depuis des décennies et semble s’être enchaîné au radiateur pour ne jamais pouvoir en être délogé.

Diablo II : Lord of Destruction - Roleplay et égarements : sur Diablo II, l'autre facette du speedrun

Tous les jeux ne permettent pas aux speedrunners de foncer à travers les niveaux grâce à des sauts millimétrés et des combinaisons de touches apprises par cœur, en s'aidant de bugs pour traverser les murs. Dans Diablo II, un speedrun consiste à chercher à tâtons la sortie de grottes obscures, à examiner des fresques à la lueur des torches et à hésiter entre deux chemins dans une forêt hostile.

Navy Seals (Game Boy)
Ocean Software - Du tsunami au naufrage

Le nom de certains éditeurs, à tort ou à raison, est pour toujours associé à un type de jeu. Dites « Paradox Interactive » à n'importe quel joueur, et il aura immédiatement à l'esprit des simulateurs historiques ultra complexes avec des généraux nazis ou des rois mérovingiens, quand ce n'est pas les deux à la fois. Les mots « Ocean Software », quant à eux, n'évoquent à personne Sleepwalker ou F-29 Retaliator, mais plutôt Cobra, Highlander ou Jurassic Park. Le nom de l'éditeur britannique, pour les siècles des siècles, est associé à ces adaptations souvent pourries qui ont accompagné la sortie de chaque film d'action des années 1980 et 1990.

King of Dragon Pass - L'épopée fantastique

Aujourd'hui, je suis soucieux. Déjà, une gamine a aperçu dans une ruelle l'ombre d'un énorme oiseau. Impossible de savoir si c'est un bon ou un mauvais présage. Dans le doute, il a fallu annuler le raid que nous avions prévu contre les hommes-canards. En plus, la récolte s'annonce désastreuse – les mages n'ont pas réussi leurs rituels, et nos ventres seront vides lorsque viendra la saison du feu. Enfin, les éclaireurs envoyés au Nord ne sont pas rentrés.

Nous aurions dû sacrifier un taureau à Vinga.