La théorie, nous l'avons expliquée, c'est que les 6e, 7e, 8e, 9e et 10e générations se basent sur la même architecture : Skylake. Dans la pratique, Intel a segmenté de façon importante : la 6e génération (Skylake) et la 7e (Kaby Lake) se partagent un socket – LGA 1151 – et deux séries de chipsets (les 100 et 200). La 8e et la 9e (Coffee Lake (Refresh)) se partagent le même socket (le LGA 1151, encore) et une série de chipsets (300). La 10e génération (Comet Lake) utilise un nouveau socket (LGA 1200) et une série de chipsets (400). C'est totalement artificiel et quelques exemples le montrent bien : les Core i3 de 8e génération, par exemple, sont physiquement des puces Kaby Lake en LGA 1151… et ne fonctionnent pas sur des cartes destinées à Kaby Lake. Dans notre cas, donc, une carte mère avec un chipset 100 ou 200 accepte au mieux un Core de 7e génération.

Deux puces sortent du lot pour un upgrade de CPU : les Core i7 6700K et i7 7700K.

Les deux meilleurs CPU.

Deux puces sortent du lot pour un upgrade de CPU : le Core i7 6700K et le Core i7 7700K. Le premier fonctionne à 4 GHz de base avec un Turbo assez léger (200 MHz de plus au mieux en single core) et une consommation modérée : malgré un TDP de 91 W, il demande en moyenne 65 W. Le second est assez proche, mais un rien plus rapide : 4,2 GHz de base, 4,4 GHz avec le Turbo (sur 2 à 4 cœurs), 4,5 GHz en single core. Sa consommation est paradoxalement assez proche : nous avons ­mesuré ~72 W car la tension de base est plus faible, un des avantages du « 14+ nm » d'Intel. Reste qu'en pratique, le gain est de 10 % en fréquence et il est lié à environ 10 % d'augmentation de la consommation. Les deux CPU possèdent quatre cœurs avec ­Hyper-Threading et c'est le maximum sur cette plateforme, sans changer de carte mère. Question compatibilité, la majorité des cartes supporte les deux puces, souvent après une mise à jour de l'UEFI. Attention, il faut effectuer cette dernière avant le remplacement, avec un CPU compatible. En pratique, si vous avez une carte mère équipée d'un chipset Z170 ou Z270, vous pourrez overclocker. Dans les faits, notre Core i7 6700K a pu fonctionner à 4 500 MHz (sur tous les cœurs, 4 600 en single core) et le Core i7 7700K à 4 800 MHz (sur tous les cœurs, 5 GHz en single core). Dans les deux cas, nous avons un peu poussé la tension (1,35 V pour le premier, 1,3 V pour le second) et la consommation monte aux alentours de ~90 W. À l’usage, les gains sont visibles sur ce qui dépend du CPU… et pas tellement dans les jeux, sauf avec une carte graphique rapide, nous le verrons dans la page suivante.

Le Core i3 de 10e génération est quasi équivalent aux Core i7 de 6e et 7e générations, pour moins de 100 €.
Le Core i7 6700K et le 7700K sont (très) proches.

Un problème de prix.

Le problème principal de cet upgrade est son prix. Le nom « Core i7 » est vendeur et vu le tarif d'origine, si vous cherchez une de ces deux puces, vous les trouverez rarement sous les 100 € (et certains demandent bien plus). Pour quelques euros de moins, vous pouvez acheter un Core i3 10100F aux performances au moins équivalentes ou – nous allons le voir – passer à la 12e génération, nettement plus rapide. La différence de prix entre un passage en 10e ou 12e génération (avec une carte mère et un CPU) et l'upgrade est donc assez faible financièrement, et pas forcément intéressante : les Core i7 consomment davantage, en plus d'utiliser une plateforme dépassée sur pas mal de points. Nous allons revenir sur les gains dans la page suivante, liée au GPU.