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Jeu: Doodle Date
Genre: simulation de drague
Developpeur: Nicholas Lives (États-Unis)
Editeur: Nicholas Lives
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: n'importe quel PC
Telechargement: 50 Mo
Prix: 2 €
Drm: Steam
Date de sortie: 19/04/2018
Dans Doodle Date, comme dans la plupart des dating sims et des chansons de Dalida, on incarne une jeune personne qui vient d'avoir dix-huit et s'apprête à entrer à l'université. Mais au lieu de se dérouler pendant les premiers jours d'école, Doodle Date débute à la fin de l'été, alors que notre héros ou héroïne relit ses vieux carnets de dessin et tombe sur Claire, un personnage dessiné il y a des années. Et là, paf, surprise qui n'en est pas une, Claire s'adresse au joueur. Ou bien le joueur a pété les plombs et pense que Claire s'adresse à lui. Peu importe, cela revient au même. Claire l'invite à la rejoindre dans son monde fait de pages quadrillées, et à y dessiner son amoureux(se) idéal(e). Simulation de drague autoparodique oblige, tout va très vite partir en sucette, et les créatures imaginaires que le joueur va courtiser, séduire et même épouser finiront bien sûr par se rebeller contre lui de façon plus ou moins inattendue.

Dessins qui pointent.

« Plus ou moins », parce que Doodle Date a beau s’inspirer de Doki Doki Literature Club, mettre les pieds dans le méta et s’intéresser aux rapports entre réel et fiction, il n’atteint jamais la finesse d’écriture de la Team Salvato. Ça aurait été beaucoup demander à un jeu d’une heure vendu deux euros, dont l’intérêt, de toute façon, réside ailleurs. Car Doodle Date, comme son nom l’indique (to doodle signifie gribouiller) nous donne non seulement la possibilité de dessiner l’élu(e) de notre cœur, mais aussi les vêtements que l’on va porter le soir du rencart, le film qu’on l’emmènera voir au cinéma, le serveur du restaurant où l’on ira manger ensuite. Le jeu ne fournit que deux outils, une gomme et un crayon fort gras, il est donc difficile de faire des miracles. Quand, comme moi, on souffre en plus de la maladie des gros doigts (aussi connue sous le nom d’absence pathologique de talent), Doodle Date vire rapidement au jeu d’horreur, où des serveurs bossus apportent des plats répugnants à une femme aux bras désarticulés. Et bien que la qualité du dessin n’ait aucun effet sur la narration, Nicholas Lives, qui sait que la majorité de ses joueurs n’arriveront jamais à pondre une esquisse correcte, parie sur leur nullité, et le simple fait de devoir dessiner une nuit d’amour ou un enfant à naître suffit à faire rire. En tout cas, le temps de l’aventure. Ensuite, on regrette qu’une idée aussi originale n’ait pas été mieux exploitée.

Notre avis

Agar le 30 avril 2018

| Modifié le le 25 mai 2021

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Doodle Date, dating sim dans lequel on doit dessiner la personne à séduire, est original. On regrettera d’autant plus qu’il se repose sur cette unique bonne idée, et se contente d’un scénario linéaire et fort peu abouti.
Scribouillis/10