Si vous êtes investisseur et que vous passez une semaine à entendre que la part du numérique a encore augmenté dans le chiffre d’affaires du jeu vidéo, que les constructeurs de console font de plus en plus d’efforts pour vendre eux-mêmes les jeux par ce biais-là et enfin que l’avenir est aux DLC et aux jeux sur abonnement, vous finissez fatalement par nourrir quelques doutes sur la pérennité de la distribution physique. Résultat, Game (enseigne anglaise dont la filiale française a spectaculairement fait faillite en 2013) a perdu 90 % de sa valeur boursière depuis novembre 2014. Et son alter ego américain Gamestop (qui possède Micromania depuis 2008) ne fait qu’à peine mieux : 65 % sur la même période.