Noël Malware

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Minute of Islands - C'est beau mais c'est lent

Je ne sais pas trop pourquoi, je pense aux Maîtres du temps, magnifique chef-d’œuvre d'animation de 1982 réalisé à partir de dessins de Moebius. Pourtant, il n'y a pas trop de rapport, à part le fait que Minute of Islands m'a laissé beaucoup trop le temps de penser, ce qui est précisément l'inverse de ce que je demande, d'habitude, à un jeu vidéo.

Sophie’s Safecracking Simulator - Le bonheur de Sophie

Et dire que si je n’avais pas passé autant de temps à jouer à des jeux vidéo, à l’heure qu’il est, au lieu d’écrire ces lignes, je serais peut-être en train de jouer « La Campanella » devant des petites vieilles médusées qui m’applaudiraient en faisant tinter leurs bijoux, dans la belle salle de la Porte Dorée du Château de Fontainebleau.

Backbone - Moi aussi j’aime bien Blacksad

J’aurais bien dit que Backbone, c’est vraiment Blacksad avec une moustache, mais Blacksad a déjà une moustache, alors on va dire que Backbone, c’est Blacksad avec une moustache aussi mais pas pareil parce que le détective privé est un raton-laveur donc ça n’a rien à voir, circulez.

Stranger of Paradise : Final Fantasy Origin - La fantaisie impromptue

On est tous d’accord : pendant sa présentation à l’E3, le mélange de Final Fantasy et de Dark Souls ne donnait pas franchement envie. Bonne nouvelle, manette en main, c’est beaucoup mieux. C’est compliqué, mais c’est beaucoup mieux. Mais c’est compliqué.

Sable - Il suffira dune étincelle

Rahhhhh j’ai envie d’y croire. J’ai envie d’y croire quand même, envers et contre tous. Je sais que c’est un peu du déni, mais j’ai envie d’y croire. Et tant pis si vous ne voulez pas me suivre. Comme Jean-François Copé, même à 0,1 %, j’ai envie d’y croire.

Lacuna - C'est mon choix

7 h 45. C'était quoi le nom de cette fille ? Celle qui est passée aux infos hier. J'oublie jamais un prénom, d'habitude. C'est cette mémoire qui m'a permis d'être embauché au CDI, le Central Department of Intelligence. Mira. Mira Maine. C'est ça.

Alan Moore présente Swamp Thing

Franchement, c'est presque fatigant. Fatigant de lire, une fois de plus, une BD d'Alan Moore, et fatigant de constater, une fois de plus, que c'est parfait, génial, beau, poétique, onirique, intelligent, drôle, sensible. Il y a quelques mois, je parlais de Sandman de Neil Gaiman, et c'est toujours impeccable. Juste un tout petit peu moins, depuis que j'ai lu Swamp Thing d'Alan Moore, la créature du marais revisitée, et que j'ai constaté que tout y était déjà : une cosmogonie délirante, des chapitres qui sont des poèmes visuels, une structure éclatée qui présente une grande histoire faite de petites histoires, une écriture à tomber. Et ces mots, dans la préface : « C'est en découvrant Swamp Thing d'Alan Moore que Neil Gaiman décide de se mettre à la BD. » Bah, tu m'étonnes. De la créature originelle, Alan Moore garde un soupçon d'horreur, mais il la fait partir à travers l'espace, le temps et la conscience dans une odyssée aussi belle que psychédélique et, une fois de plus, chaque page est une œuvre d'art.

Ratchet et Clank : Rift Apart - La nouvelle génération

Vous voyez cet oncle sympa, pas le raciste, l'autre, celui qui se cale à côté de vous pendant que vous jouez à un jeu vidéo, une fois tous les 10 ans, et qui dit systématiquement : « Oh là là, c'est joli quand même ! Ça a bien évolué depuis mon époque ! » ? Bah cet oncle sympa, aujourd'hui, c'est moi. Je trouve que ça a bien évolué depuis mon époque. Sauf que mon époque, c'était la semaine dernière.

Essays on Empathy - La grande anthologie du jeu vidéo

Depuis peu, je suis l'homme le plus heureux du monde. Je me suis offert des intégrales de EC Comics, une maison d'édition qui publiait des bandes dessinées d'horreur entre 1949 et 1954. Chaque histoire, et il y en a des centaines, est un océan de possibilités, et j'aime qu'elles soient juste balancées comme ça, les unes après les autres, comme si les artistes avaient tant d'idées qu'aucune ne valait la peine de s'y attarder sur plus de quelques pages.

Horizon Forbidden West - À l'ouest, plein de trucs nouveaux

Bon, pardon : je vais encore parler de Zelda : Breath of the Wild. Deux raisons à cela. 1) J'ai un contrat avec Nintendo qui m'oblige à mentionner le jeu une fois tous les quatre articles. 2) Désolé, mais quand je tombe sur un monde ouvert où le personnage principal plane avec une paravoile, ça reste quand même le premier truc qui me vient à l'esprit.