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Jeu: Warhammer : Chaosbane
Genre: hack'n'slash
Developpeur: Eko Software (France)
Editeur: Bigben Interactive
Plateformes dispo: PC Windows, Xbox One, PlayStation 4
Plateforme test: PC Windows
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 6 Go
Langues: anglais sous-titré français
Date de sortie: 31052019
Drm: Steam
Prix: 50 €
Chaosbane nous raconte l'histoire de... ben, de pas grand-chose en fait. Après avoir passé une quinzaine d'heures en sa compagnie, le titre d'Eko me laisse une impression semblable à celle d'un bruit blanc lorsque je tente de me remémorer son scénario. À en croire les quelques bribes disséminées dans ma cervelle embuée, le jeu nous met dans la peau d'un aventurier qui aide l'Empire à repousser une invasion du Chaos. Un chemin qui nous amène à côtoyer l'Empereur en personne et, forcément, à se trouver dans la même pièce que lui lorsque des sbires du Chaos lui jettent un sort qui le fait sombrer dans l'inconscience. En moins de temps qu'il n'en faut alors pour écrire « scénariste fatigué », nous voici donc en train de faire la tournée de l'Empire pour prouver notre innocence. À chaque fois, le schéma est identique : on débarque dans un patelin assiégé pour courir après un méchant qui, une fois acculé, se transforme en une immense créature qui sert de boss. Rincez puis répétez quatre fois et vous obtenez le scénario de Chaosbane. Oui, ça ne vole pas bien haut mais ces dialogues expéditifs et cette mise en scène abyssale n'en restent pas moins une qualité, puisque l'on joue avant tout à un hack'n'slash pour taper des machins et ramasser des trésors. Un point que le studio n'a peut-être pas très bien compris, à en juger par ce qui va suivre.

Il en faut punch pour être heureux.

Au premier abord, Chaosbane a tout d'un hack'n'slash solide. Les coups qui envoient valser les ennemis dans de grandes gerbes sanguinolentes donnent un véritable punch aux combats et on prend un certain plaisir à tailler et trancher dans ces nuées de monstres qui nous tombent dessus. Mieux encore, chaque classeNote : 1 peut être customisée via un système de compétences bien fichu qui permet de créer des builds variés, toujours appréciables lorsqu'on commence à se lasser du style de combat de son personnage. Mais très vite, tout tombe par terre avec ces bugs qui empêchent parfois de cibler un adversaire ou qui empêchent de tirer sur un ennemi qui n'est pas à la même hauteur que notre personnage. Puis vient l'atroce répétitivité des niveaux, pourtant générés aléatoirement, qui piochent dans une liste de segments apparemment si pauvre qu'il n'est pas rare de traverser plusieurs fois de suite une section identique. Une pauvreté qui ne se borne d'ailleurs pas au décor puisque le bestiaire souffre aussi de réitérations incontrôlées, avec bon nombre de créatures qui sont en réalité des versions recolorées de celles croisées dans le premier chapitre. Reste à voir désormais si le loot va sauver la peau du titre.

Note 1 : Un soldat impérial qui fait office de tank, un tueur nain en guise de barbare, un magicien haut-elfe et une archère elfe des bois.

Encore looté.

Vous vous souvenez de Diablo III, qui a failli boire la tasse lors de sa sortie à cause d'un loot tout pourlingue ? Eh bien, Chaosbane emprunte exactement la même route, à fond de cinq et en klaxonnant. Pour faire simple, le titre d'Eko est aujourd'hui doté d'un loot extrêmement pauvre, qui se borne à nous offrir des chiffres de plus en plus gros. Inutile donc d'espérer une épée du tonnerre de la mort ou un casque cracheur d'acide qui va remettre en question tout votre build, d'autant que la variété des armes est... inexistante ? C'est en tout cas le seul mot qui me vient à l'esprit, après avoir looté des haches d'arme pendant quinze heures avec mon Nain. Oui, seulement quinze heures : la durée de vie est extrêmement faible et il faut compter une douzaine d'heures pour atteindre le niveau maximal, puis deux autres pour obtenir le meilleur loot possible. Eh bien, heureusement qu'Eko a su prouver à Games Workshop qu'il était en mesure de créer un bon hack'n'slash, n'est-ce pas ?

Multijoueur ? Multiproblèmes.

Dans Chaosbane, les joueurs ont la possibilité de jouer à quatre en local sur le même écran. Un point fort qui, d'une certaine manière, donne l'impression d'avoir été ajouté pour compenser un mode multi en ligne complètement cassé. En quelques soirées de test, ce dernier m'aura en effet fait subir tout un tas de choses plus ou moins agaçantes, de l'écran noir avec un Nain qui rigole dans le fond au bon gros plantage du jeu. Et lorsqu'on est enfin connecté, les choses ne rentrent pas pour autant dans l'ordre puisqu'il faut encore se battre avec une interface moisie, un matchmaking qui se contente de réunir des joueurs et bien sûr, de bons gros bugs qui empêchent parfois de valider certaines quêtes.

Notre avis

Kahn Lusth le 6 juin 2019

| Modifié le le 25 mai 2021

Doté d'une base solide, Chaosbane n'en reste pas moins un hack'n'slash pauvre, dont le loot anémique et la répétitivité des environnements ou du bestiaire n'incitent pas à la tendresse. Pire encore, le jeu est facturé au prix d'un AAA, ce qui me donne le droit de lui coller un coup de tronçonneuse dans le bide avant d’appeler Necromunda : Underhive Wars, qui devrait être le prochain jeu Games Workshop sur ma liste.