Genre: hack'n'slash
Developpeur: Eko Software (France)
Editeur: Bigben Interactive
Plateformes dispo: PC Windows, Xbox One, PlayStation 4
Plateforme test: PC Windows
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 6 Go
Langues: anglais sous-titré français
Date de sortie: 31052019
Drm: Steam
Prix: 50 €
| Modifié le le 25 mai 2021
En février dernier, Jean-George Levieux affirmait dans les colonnes de PCGamesN qu'obtenir une licence Warhammer pour son jeu n'avait pas été « si dur que ça ». Le plus difficile, continua le game director de Chaosbane, fut de convaincre Games Workshop que son studio était en mesure de faire un bon jeu. Après y avoir joué, je commence à me demander si le responsable des licences de la firme anglaise ne serait pas une silhouette en carton.
Il en faut punch pour être heureux.
Au premier abord, Chaosbane a tout d'un hack'n'slash solide. Les coups qui envoient valser les ennemis dans de grandes gerbes sanguinolentes donnent un véritable punch aux combats et on prend un certain plaisir à tailler et trancher dans ces nuées de monstres qui nous tombent dessus. Mieux encore, chaque classeNote : 1 peut être customisée via un système de compétences bien fichu qui permet de créer des builds variés, toujours appréciables lorsqu'on commence à se lasser du style de combat de son personnage. Mais très vite, tout tombe par terre avec ces bugs qui empêchent parfois de cibler un adversaire ou qui empêchent de tirer sur un ennemi qui n'est pas à la même hauteur que notre personnage. Puis vient l'atroce répétitivité des niveaux, pourtant générés aléatoirement, qui piochent dans une liste de segments apparemment si pauvre qu'il n'est pas rare de traverser plusieurs fois de suite une section identique. Une pauvreté qui ne se borne d'ailleurs pas au décor puisque le bestiaire souffre aussi de réitérations incontrôlées, avec bon nombre de créatures qui sont en réalité des versions recolorées de celles croisées dans le premier chapitre. Reste à voir désormais si le loot va sauver la peau du titre.Note 1 : Un soldat impérial qui fait office de tank, un tueur nain en guise de barbare, un magicien haut-elfe et une archère elfe des bois.
Encore looté.
Vous vous souvenez de Diablo III, qui a failli boire la tasse lors de sa sortie à cause d'un loot tout pourlingue ? Eh bien, Chaosbane emprunte exactement la même route, à fond de cinq et en klaxonnant. Pour faire simple, le titre d'Eko est aujourd'hui doté d'un loot extrêmement pauvre, qui se borne à nous offrir des chiffres de plus en plus gros. Inutile donc d'espérer une épée du tonnerre de la mort ou un casque cracheur d'acide qui va remettre en question tout votre build, d'autant que la variété des armes est... inexistante ? C'est en tout cas le seul mot qui me vient à l'esprit, après avoir looté des haches d'arme pendant quinze heures avec mon Nain. Oui, seulement quinze heures : la durée de vie est extrêmement faible et il faut compter une douzaine d'heures pour atteindre le niveau maximal, puis deux autres pour obtenir le meilleur loot possible. Eh bien, heureusement qu'Eko a su prouver à Games Workshop qu'il était en mesure de créer un bon hack'n'slash, n'est-ce pas ?Multijoueur ? Multiproblèmes.
Dans Chaosbane, les joueurs ont la possibilité de jouer à quatre en local sur le même écran. Un point fort qui, d'une certaine manière, donne l'impression d'avoir été ajouté pour compenser un mode multi en ligne complètement cassé. En quelques soirées de test, ce dernier m'aura en effet fait subir tout un tas de choses plus ou moins agaçantes, de l'écran noir avec un Nain qui rigole dans le fond au bon gros plantage du jeu. Et lorsqu'on est enfin connecté, les choses ne rentrent pas pour autant dans l'ordre puisqu'il faut encore se battre avec une interface moisie, un matchmaking qui se contente de réunir des joueurs et bien sûr, de bons gros bugs qui empêchent parfois de valider certaines quêtes.