Activision sur le long terme

ALERTE ALERTE STOPPEZ LES ROTATIVES ! INFO URGENTE ! Hier, il y a eu 450 000 nouveaux cas de... Ah non, c'est pas ça. Montebourg retire sa candidat... Non plus. Djokovic ne disputera pas... Arf. Jean-Michel à Ibiza, Jean-Michel à la plage, Jean-Michel mange des moules ? Nope, voilà, ça y est, je suis dessus : Microsoft achète Activision-Blizzard-King pour 69 milliards de dollars. C'est donc la plus grosse acquisition de tous les temps dans le secteur du jeu vidéo, devant celle de Zinga par Take-Two, il y a une semaine, pour 13 milliards. Plus d'informations à venir dans le prochain numéro et sur le site de Canard PC, mais ce qu'on sait pour l'instant, c'est la réponse à la question que tout le monde se pose : quid de Robert « Bobby démission, Bobby explosion » Kotick ? A priori, il devrait rester à son poste pendant encore au moins 18 mois, le temps que l'acquisition soit finalisée. À mon avis, mais je peux me tromper, ça explique pas mal de choses sur l'attitude d'Activision ces derniers mois face aux problèmes de management. Et j'ai bien dit « explique », pas « excuse ». N.M. 

Dernières news jeu vidéo

Shit Verstappen

L’innovation n’est pas morte ! Electronic Arts et les développeurs de chez Codemasters le prouvent, dans un très court trailer de la version PC de leur jeu de course avec des voitures qui font vroum vroum très fort : F1 2023, attendu pour le 16 juin. Je suis ébaubi devant leur audace, leur mindset créatif, leur capacité à penser en dehors de la boîte. Imaginez : des « Custom graphic settings » ! Quoi ? Comme changer la résolution ou les ombres du jeu ? Incroyable. Des « Highlights and replays », pour voir les meilleurs moments ou rejouer la course, de la magie noire pure et simple. Et ce n’est pas tout, car ils semblent breveter une nouveauté inimaginable : le « Control support », qui permettra — tenez-vous bien — de brancher différents types de contrôleurs. Le progrès n’a plus de limites, et un futur dans lequel on pourrait jouer aux jeux de courses avec un volant connecté se dessine. P.

Passé de mods

Un article de Gamesradar nous permet de découvrir Aaron Deneau, dont j’écrirai désormais le nom dans mon dictionnaire sous le mot « obstination ». Aaron est un moddeur amateur, et il a décidé de pimper son Grand Theft Auto pour en faire Mad Max 2, des pieds à la tête. Un projet toujours en cours, et c’est là que c’est impressionnant. Parce que nous parlons de GTA San Andreas, et que cela fait donc pas loin de vingt ans que ça dure. Rejoint au fil des années par une valse de contributeurs amateurs allants et venants (dont, sans doute, Emma Watson. Faites ce que vous voulez de cette information), le développement a bien entendu connu des années creuses mais, cahin-caha, avance encore. Et quand on demande à Aaron ce qu’il espère voir arriver dans GTA 6, il panique : « Comment ça 6 ? Ils ont terminé le 3 ?! Il y a un 4 et un 5 ?!! En quelle année sommes-nous ?!!! Répondez !!!! ». P.

Boches Caviar

Chez Team 17, ce sont de petits rigolos. Le 26 mai, avec une vidéo de vingt secondes, ils annoncent le premier jeu du studio anglais Absolutely Games, sans en donner le nom. Juste un gros [REDACTED] (« caviardé », en bon français), et une ambiance seconde guerre mondiale. Le 31 mai, fin du suspense — qui m’a empêché de dormir pendant au moins… oh, bien douze secondes — et révélation : le jeu s’appelle Classified : France' 44, il sort cette année, et c’est de la stratégie au tour par tour velue. On y incarnera les Jedburghs, des unités spéciales parachutées derrière les lignes allemandes dans la France occupée de juin 1944 pour préparer l’arrivée des copains. Une campagne, 45 missions, un système de moral ennemi, du sabotage, de la guérilla et un outil de création et de partage de missions. Et vous savez ce que j’en pense ? J’en pense que c’est complètement [REDACTED] ! Oui, chez Canard PC, on ne mâche pas ses mots. P.

Un drame de bout en bout

Plus d'une douzaine d'employés d'Arkane Austin se sont confiés anonymement à Bloomberg après le four qu'a été Redfall. Et sans surprise, ils en ont gros sur la patate, dépeignant un chantier chaotique sur lequel personne n'était motivé. C'est leur maison mère, Bethesda (et encore au-dessus, Zenimax), qui leur aurait forcé la main en 2018 pour bricoler un shooter-looter coop' à micro-transaction, bien loin des jeux qui ont fait la renommée d'Arkane. Plus de deux tiers des employés ayant participé au projet précédent, Prey, ont ainsi quitté le studio durant le développement de Redfall. Ils ont été remplacés par des nouveaux-venus mal payés, eux aussi déçus de ne pas bosser sur une immersive sim. La situation était tellement déprimante que lorsque Microsoft a racheté ce bazar en 2020, certains chez Arkane Austin ont même espéré que Redfall soit rebooté en jeu solo, ou simplement annulé. A.

Quand Tony Hawk prend des champis

Après un petit moment de flottement, on sait désormais que le nouveau jeu du studio californien Giant Squid, à qui l'on doit les fantastiques Journey et ABZÛ, sortira bien sur nos PC chéris. À l'origine, Sword of the Sea avait été présenté en exclusivité PlayStation 5, mais le page Steam du jeu vient tout juste d'être mise en ligne. Comme toujours avec ce studio, il s'agira d'une aventure contemplative et perchée : on y fera du skate-board sur le sable, dans des décors stylisés magnifiques. Il y aura une nécropole à explorer, des dauphins volants, des halfpipes comme chez Tony Hawk, des passages sur l'eau et sur la neige, le tout sur une musique d'Austin Wintory, qui a fait les B.O. de Flow et Journey. A.

Du côté de Varsovie

La légende raconte qu'un nouveau studio de jeu vidéo nait toutes les quatorze secondes en Pologne, alors nous ne pouvons pas tous les saluer, mais BLANK mérite qu'on s'y attarde. Cette boîte vient d'être fondée à Varsovie par trois poids lourds : le game director de Cyberpunk 2077 et co-game director de The Witcher 3, Mateusz Kanik, et les producteurs exécutifs de ces jeux, Jędrzej Mróz et Marcin Jefimow. Dans leur petit baluchon, ils emportent une demi-douzaine d'autres vétérans venus de CD Projekt Red et 11 Bit Studios (This War of Mine, Frostpunk). Leur premier projet est un jeu « focalisé sur les personnages et se déroulant durant une apocalypse », pour lequel ils veulent embaucher 50 personnes supplémentaires. Ils précisent aussi qu'ils ne veulent plus entendre parler de crunch, comme s'ils avaient vécu une expérience traumatisante chez leur ancien employeur. A.

Pas de retraite pour les métallurgistes

Hideo Kojima a quitté Konami il y a huit ans, et il était tout colère. Mais cela ne va certainement pas empêcher l'éditeur japonais de continuer à faire tourner la planche à billet. À l'automne sortira donc la Metal Gear Solid Master Collection : Volume 1, une compil' des tubes les plus caliente de l'ami Hideo, comprenant MGS, MGS 2 : Sons of Liberty et MGS 3 : Snake Eater. Ce n'est pas fini. Un remake « fidèle » du MGS 3 de 2004 est aussi annoncé sur consoles et PC, sans date de sortie pour l'instant. Konami a mis à la tête du chantier des développeurs ayant bossé sur les précédents Metal Gear Solid, en collaboration avec le studio singapourien Virtuos (des spécialistes de la sous-traitance). Le grand absent de ce remake sera évidemment Hideo Kojima, ce dont se lamentent déjà les fans de la franchise. Ils devraient pourtant savoir que ça n'est jamais une bonne idée de rappeler un ex. A.

Valve se prend une carapace rouge

Comme Canard PC (et la Terre entière) l'avait anticipé, Nintendo ne compte pas laisser l'émulateur Dolphin se pavaner chez Gabe Newell. Afin d'empêcher l'arrivée d'une version Steam de cette application satanique (qui permet, rappelons-le, de faire tourner des ROMs GameCube et Wii sur PC), le fabricant japonais vient d'envoyer une petite lettre aux fanfarons de Valve leur expliquant que « si vous hébergez cette merde, on vous défonce les genoux à coup de DMCA ». Enfin là, je le dis avec mes mots à moi, mais c'est l'esprit de la missive. Du coup, l'émulateur a promptement disparu de la boutique Steam, au grand dam de... personne en fait, car il reste disponible gratuitement un peu partout sur les autoroutes de l'information. A.

CD Projekt : pas à vendre

La rumeur a commencé à circuler la semaine dernière dans les parkings souterrains de Mantes-la-Jolie : Sony voudrait racheter CD Projekt, le développeur polonais de Cyberpunk 2077. Et nous avions envie d'y croire pour deux raisons. D'abord, parce que CD Projekt serait un studio incroyablement sexy et rentable (il vient notamment d'annoncer que The Witcher 3 a dépassé les 50 millions d'exemplaires vendus) pour un éditeur. Ensuite, parce que Sony voit venir avec angoisse le rachat d'Activision par Microsoft, qui pourrait priver la PlayStation de grosses franchises juteuses. Néanmoins, le boss de CD Projekt, Adam Kiciński, est venu calmer tout le monde : « rien n'a changé, nous ne sommes pas à vendre », a-t-il affirmé aux investisseurs. Sans préciser s'il avait été ou non approché par Sony. A.

Comme il est loin le temps où la console de Nintendo était une machine familiale destinée à jouer à Mario Kart dans la bonne humeur. Après le simulateur de fabrication de phallus en bois Tears of the Kingdom, c'est maintenant Weird West, le très bon mais très malsain jeu de Colantonio plein de cochons mutants, qui débarquera sur Switch à la rentrée. LFS.
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