Construisons un zoo

Mike Rose, le CEO de No More Robots, l'éditeur de Let's Build a Zoo (8/10 dans Canard PC), revient sur le lancement récent du jeu sur Switch, sur le Game Pass et sur PlayStation : « Nous avons réalisé un million en revenus (ce qui porte le total à 3 millions), il y a 250 000 joueurs sur Game Pass et les DLC sont vendus dans 80 % des cas [NDR : Il précise dans un autre tweet que c'est un chiffre démentiel]. Nous avons aussi pas mal de gens qui nous ont dit : j'ai découvert le jeu sur le Game Pass et je l'ai acheté sur Switch pour pouvoir y jouer dans le bus ou dans mon lit. La promotion croisée sur Game Pass et Switch a été délirante sur ce jeu. » En gros, donc, il est très content de l'opération et, du coup, je suis content pour lui, pour eux, pour vous aussi, et pour tous ceux qui le veulent. N.M. 

Dernières news jeu vidéo

Après le coloré Dave the Diver, les Coréens de Mintrocket gardent le même cap et annoncent Nakwon : Last Paradise, un jeu de furtivité et de récolte, à la troisième personne, en PvPvE, dans un Séoul infesté de zombis intuables. Pardon… quoi ?! P.
Epic fail

Epic Games est devenu un géant, grâce à une politique de création moderne et des outils de gouvernance à la pointe de la… oui bon, ça va, grâce à Fortnite, Fortnite et Fortnite. Mais même avec ses camions entiers de billets verts, la mue de l’entreprise a pris des routes à gros péages : l’Epic Game Store, ses exclusivités et jeux gratuits, le procès contre Apple qui se passe mal, voire des routes cahoteuses et des amendes records. Fin septembre, Tim Sweeney a fini par l’avouer : « Depuis un certain temps, nous dépensons beaucoup plus d’argent que nous n’en gagnons ». De là à réduire les salaires des dirigeants ? Surtout pas malheureux. Epic tire « un autre levier », comme on dit, et licencie 16 % de ses employés, se débarrassant au passage de ses dernières acquisitions : Bandcamp et SuperAwesome (qui veut se racheter elle-même). Entre Epic et Embracer, se sont 1100 emplois qui disparaissent dans le monde merveilleux des jeux vidéo. P.

Son état était pourtant (back)stab !

Counter-Strike 2 est un enfant qui a le respect de son papa Counter-Strike : Global Offensive. Il lui ressemble beaucoup, en plus joli et plus jeune évidemment, et a patiemment attendu depuis le printemps, en faisant des bêtas, des tests, des… oh et puis mince, place aux jeunes ! Le 27 septembre, il a regardé son paternel dans les yeux, lui a murmuré « 11 ans déjà, tu as eu une belle vie », puis a débranché la prise d’un coup sec. Vraiment sec, car une mise à jour a simplement fait passer le jeu en version 2, pour tout le monde. Au point de tomber entre deux rounds de matchs pros du circuit officiel, c’est dire. Un tickrate en temps réel et un passage au moteur Source 2 qui touche les lumières, les reflets, la fumée volumétrique. Panique chez les plus acharnés, qui doivent réapprendre à lancer une grenade. Au moins les cartes iconiques restent les mêmes, et les skins sont transférés, ils évitent donc l’arrêt cardiaque. P.

"Félicitations, vous venez de tuer votre premier boss. Veuillez accepter ces trois objets moyens-bof en récompense."
On a fait une Bullet

Dans un rapport financier pour début 2023, les Polonais de People Can Fly reparlent d’Outriders, sorti en 2021, et acclamé par la critique (4/10 dans Canard PC, par un Kahn Lusth admiratif). Ils en causent surtout pour dire « Hé, mais on a pas touché de royalties par notre éditeur, Square Enix ! ». Je le savais, Square est un mauvais payeur ! Square voleurs ! Square esc… ah, attendez, le document continue et explique que ces royalties dépendaient des bénéfices tirés du jeu et que, visiblement, « les ventes ont été insuffisantes pour couvrir les coûts et les dépenses du développement ». Plus simplement, ils n’ont pas eu leur part du gâteau, car il n’y avait pas de gâteau. Mais pas d’inquiétude, Bulletstorm VR arrive le 14 décembre et tout le monde adore la licence, le jeu de base (6/10, par Louis Ferdinand Sébum, un grand fan) et sa Full Clip edition ( PIGEON/10, par un Guy Moquette extatique). P.

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ». Chris Metzen, qui a travaillé sur toutes les franchises de Blizzard durant 23 ans, avant sa retraite en 2016, était déjà revenu comme conseiller depuis 2022. La relève n’est visiblement pas prête, et il vient d’être nommé directeur créatif exécutif pour tout ce qui touche à Warcraft. P.
On connaît la Shang Tsung

Sébum l’évoquait, au sujet de Mortal Kombat 1, le 12e de la série, car plus rien n’a de sens : la violence interdit la monétisation YouTube, et réduit l’exposition chez les steameurs. Un problème pour Ed Boon, qui se questionnait sur un mode basse violence. La solution était plus simple : il suffisait de sortir une version Switch. Fini l’horreur du gore, place au rire, devant l’aspect visuel du jeu, qui tire des larmes de sang à la console de Nintendo, pour un résultat catastrophique au point d’être comique. Question exposition, c’est une réussite, et les qualificatifs pullulent : « horrible », « douloureux pour les yeux », « irrespectueux ». Tandis que l’équipe de communication avale son douzième valium, Ed Booon affirme qu’ « un certain nombre de problèmes soulevés seront pris en compte » dans une mise à jour. Une manière polie de dire « On va faire ce qu’on peut, mais n’attendez pas de miracle non plus ». P.

Another one bites the Dust 514

Être développeur chez CCP doit être un calvaire. Oh, bien sûr, tout le monde continue de chanter les louanges d’un Eve Online toujours vivant vingt ans après sa sortie, mais la triste vérité est celle d’une vocation contrariée. Tel Claude Dubois dans Starmania, ils ne font pas ce qu’ils auraient voulu faire. Eux rêvent d’un FPS depuis presque toujours, et ils ont essayé, beaucoup essayé. Trop même, diraient les esprits perfides, qui se souviennent du Dust 514 de 2013 sur PlayStation 3 (fermé en 2018), du Project Legion de 2014 (jamais sorti), du Project Nova de 2018 (annulé en 2020). Pas nous. Chez Canard PC, on se réjouit de les voir annoncer EVE : Vanguard, qui est exactement ce que vous craigniez : un module FPS PvPvE connecté à Eve Online, dont une partie arrivera dans la foulée de l’extension Havoc du 14 novembre. Pour les inscrits, une carte sera jouable dès décembre. Bonne chance, donc, à EVE : Vanguard (fermé en 2026). P.

J’ai dépensé sans Comté

Avec un trailer plein de vide, Private Division, la filiale de Take-Two Interactive qui s’occupe des petits studios indépendants, annonce Tales of the Shire pour 2024. On savait depuis plus d’un an qu’ils travaillaient sur un jeu dans l’univers du Seigneur des Anneaux, on sait désormais que ce sera dans les pattes poilues d’un hobbit… et c’est à peu près tout. Ils promettent un jeu « réconfortant », ce qui nous fait une belle jambe. Un jeu narratif ? De gestion ? Mais arrêtez, puisqu’on vous dit qu’on n’en sait rien ! Allez, histoire de ne pas vous laisser partir sans infos intéressantes, sachez que ce sera le premier jeu en propre de Wētā Workshop, une boite pourtant mondialement célèbre pour ses effets spéciaux et de post-prod (la trilogie de Peter Jackson, District 9… etc.), et que sa division numérique Wētā Digital a été rachetée par Unity en 2021. Logique, puisque son nom signifie « Dieu des choses laides ». P.

Bethesda repousse les limites du possible

Stoppez les rotatives : Bethesda semble avoir... je n'en crois pas mes yeux... écouté les lamentations de son public. Le développeur américain annonce donc qu'un patch pour Starfield corrigera certaines des bethesdouilles les plus flagrantes du jeu. Seront ainsi rajoutés le support du DLSS, un réglage du FOV, un menu de calibration pour le HDR et des curseurs permettant de modifier le contraste et la luminosité de l'image. Les possesseurs d'écran ultra-large (format 32:9) devraient enfin pouvoir jouer dans de bonnes conditions, et il y aura même un bouton pour manger directement la nourriture, sans avoir besoin de passer par l'inventaire. La date de sortie de ce patch salvateur n'est pas encore connue, mais ne brusquons pas Bethesda : une telle décision a dû leur demander tellement de courage qu'ils doivent être épuisés. A.

J'ai déjà acheté mon casque de chantier

Nous avons eu The Sims et House Flipper, nous aurons bientôt Life by You et Paralives, mais une chose est certaine : personne ne se plaindra d'avoir un nouveau jeu d'architecture/décoration d'intérieur. Hometopia sera peut-être l'inattendu challenger de cette fin d'année, puisque contrairement à ses concurrents, il se focalise uniquement sur cet aspect. Il faudra y bâtir une maison à partir de zéro, puis l'aménager du jardin au grenier, en solo ou en coop'. Sans gestion des habitants, sans contraintes liées au gameplay, ce simple « simulateur de construction », comme il se présente, a l'air fantastique. Une première version anticipée devrait être disponible fin septembre. A.

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Fretless – The Wrath of Riffson - La déroute du rock

Si vous lisez tous les articles de ce magazine (vous devriez car derrière le corps musclé de chaque rédacteur, il y a un petit cœur qui bat), vous aurez sans doute deviné que la Gamescom 2023 laissait la part belle aux jeux « à concept ». Pèle-mêle, on y a découvert : un Sims-like, mais avec des personnages dont on peut contrôler l’envie d’aller aux toilettes ! Un rogue-lite, mais dans une voiture ! Un simulateur de camions, mais dans l’espace ! (et encore, on n’avait pas la place de vous parler d’Headbangers : un jeu de rythme sous forme de battle royale, mais avec des pigeons !).

Thank Goodness You're Here ! - La vie en rosbif

Personne ne sait vraiment en quoi consiste Thank Goodness You’re Here ! Après avoir décortiqué les interviews des développeurs et pris le temps de chercher des informations à la source telle une journaliste d’investigation dévouée, je ne pourrais toujours pas vous dire quoi que ce soit de précis sur Thank Goodness You’re Here !, si ce n’est que j’ai désespérément envie d’y jouer.

Millennia - Le monde ne suffit pas

Comment aurais-je pu deviner, en entrant dans le stand Paradox où était montré le très secret Millennia, qu’il s’agirait d’un 4X ? Assez facilement, OK, en effet. Mais comment aurais-je pu deviner que ce serait un 4X si plein de bonnes idées qu’il parviendrait à séduire même un allergique à Civilization tel que moi ?

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Les développeurs de Tekken 8, plus que n’importe quels développeurs, sont d’excellents diplomates. C’est en tout cas ce que me fait affirmer l’une des productrices du jeu, avec laquelle j’ai enchaîné des combats dont je sortais systématiquement victorieuse – avant de réaliser qu’elle ne jouait qu’à une seule main en regardant l’écran d’un air distrait.

Pepper Grinder - Forage au centre de la Terre

De manière générale, je me méfie des éléments de langage fournis clé en main par les éditeurs, au détour d’un communiqué de presse ou du discours d’un développeur particulièrement rompu à l’exercice de l’interview. Mais il faut avouer que la description officielle de Pepper Grinder, qui promet un mode de forage permettant de « creuser le sol comme un majestueux dauphin qui plongerait dans des eaux turquoises » tombe vraiment juste.