On avait laissé B.J. Blazkowicz en bien mauvaise posture à la fin de The New Order. Disons, sans prendre le risque du divulgâchage, que l'affaire semblait assez mal engagée pour lui. Ce nouveau Wolfenstein est une suite directe, qui prend place quelques mois à peine après la chute de Wilhelm « Deathshead » Strasse, l'antagoniste principal des deux derniers épisodes. La démo présentée à l'E3 se déroulait dans le tout premier niveau du jeu, traversé en une quinzaine de minutes à peine pour peu qu'on fasse le choix d'y jouer au tandem clavier-souris. Je précise, parce qu'à ma grande surprise tous les autres journalistes présents dans la pièce avaient choisi de s'y frotter à la manette. Bien sûr, aucun n'avait terminé le niveau au moment où je pliai mes gaules. Remarquez, si ça se trouve, ils se mettaient volontairement en situation de handicap pour améliorer l'immersion : ce bon vieux B.J. débute en effet son aventure cloué dans un fauteuil roulant au fin fond des coursives étroites d'un U-boat. Pas idéal niveau mobilité. Impossible pour lui d'escalader une échelle ou même de monter un simple escalier, il faut rivaliser d'ingéniosité et utiliser au mieux le level design pour se faufiler sur un monte-charge, passer entre les dents d'un engrenage ou suivre un tapis roulant. Légère déception au sujet des armes, la démo ne donnant accès qu'à une bête mitraillette. Il était toutefois possible de faire de la purée de nazis en utilisant les pièges à micro-ondes disséminés ici et là par un allié. On attire sa cible, on se replie jusqu'à l'interrupteur, on l'actionne, c'est prêt, il n'y a plus qu'à servir. Au terme de cette trop courte session, les riffs de guitare de Mick Gordon et l'humour de la cinématique finale donnaient plutôt envie d'en voir plus. Les développeurs assurent que le jeu complet proposera une campagne d'une durée équivalente au précédent opus. Mal sehen was passiert, comme on dit.