Test jeu vidéo

Chivalry II - Tendez-lui l'autre joute

Si on vous donnait le choix entre la confiture Bonne Maman ou sa copie, la confiture Bonne Tata, vous préféreriez quoi : l'originale avec des vrais morceaux de fruits ou la copie avec sa liste d'ingrédients étonnamment proche du détergent ? Eh bien chez Torn Banner, on préfère refaire sa recette, plutôt que de copier les copieurs qui vous ont déjà copié.

Kingdom Rush Vengeance - Le retour des tower rangers

Pendant le dernier Halloween, tandis que je déambulais dans une pépinière de start-up déguisé en inspecteur du travail (c’était un peu trop efficace : il y a eu des crises cardiaques), un nouveau Kingdom Rush est apparu sur Steam. Alors oui, on le teste avec un peu de retard. Mais les tower defense, comme les peintures de Rembrandt ou les centrales nucléaires françaises, sont éternels.

The Wild at Heart - La forêt des enfants perdus

Depuis quelques heures, j’arpente la forêt des Boissombres accompagnée d’une vingtaine de farfelins. Ce sont des petites créatures sylvestres aussi mignonnes que serviables, qui répondent à tous mes ordres – qu'il s'agisse de tabasser des ennemis, porter des matériaux lourds ou défraîchir des mauvaises herbes. En somme, je n’ai pas grand-chose à faire, si ce n’est prendre du plaisir à regarder les autres travailler. C’est comme si je redécouvrais Pikmin, ou que j’étais devenue chef d’entreprise.

CryoFall - Hess of base

Je pourrais vous dire que j'ai des passions sophistiquées, comme l'opéra, le yachting ou le théâtre d'avant-garde, mais ce serait un vieux mensonge. Alors que j'entame la dernière moitié de mon existence, qui n'est désormais plus faite que d'aigreur et de désillusion, la seule chose qui m'excite encore est de construire des bases.

Operation: Tango - On ne vit que deux fois

Operation : Tango est un jeu d’espionnage coopératif qui se joue en ligne, en communiquant exclusivement par micro. Alors que le monde est menacé par un dangereux cyber-terroriste, deux agents spéciaux ont pour tâche de l’arrêter : d’un côté, Alistair, un hacker redoutable incarné par Malware, qui reste à ce jour toujours incapable de différencier sa gauche et sa droite ; de l’autre, Angel, une agent de terrain spécialisée dans l’infiltration incarnée par moi-même, qui suis incapable de me mouvoir autrement qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Returnal - Lieutenant Selene Replay

À chaque fois qu’un roguelike (ou un roguelite, d’ailleurs) est proposé lors d’une conférence de rédaction, on peut entendre plusieurs rédacteurs que je ne nommerai pas – sauf Malware – soupirer à l’unisson. Le jour où Returnal a été posé sur la table, c’est sans doute moi qui ai poussé le plus long soupir. Il y avait trop d’éléments louches : l’histoire d’une astronaute qui s’écrase sur une planète inconnue, condamnée à revivre en boucle la même journée, présentée comme un « jeu d’horreur psychologique » qui s’inspire notamment de la franchise Alien ? C’était un jeu qui semblait tellement taillé pour mes goûts personnels que j’ai choisi de m’en méfier, du moins au début.

Ratchet et Clank : Rift Apart - La nouvelle génération

Vous voyez cet oncle sympa, pas le raciste, l'autre, celui qui se cale à côté de vous pendant que vous jouez à un jeu vidéo, une fois tous les 10 ans, et qui dit systématiquement : « Oh là là, c'est joli quand même ! Ça a bien évolué depuis mon époque ! » ? Bah cet oncle sympa, aujourd'hui, c'est moi. Je trouve que ça a bien évolué depuis mon époque. Sauf que mon époque, c'était la semaine dernière.

Necromunda: Hired Gun - E.Y.E, E.Y.E, E.Y.E...

Au rang de mes maximes favorites figure le célèbre « C'est drôle cette sournoise et persistante impression que ça va mal finir ». Une phrase toute faite, piochée dans Joe Bar Team, qui s'est vérifiée une fois de plus avec Necromunda: Hired Gun.

Solasta : Crown of the Magister - Vu à la tablée

Solasta commence avec quatre aventuriers qui se rencontrent dans une taverne pour attendre un mystérieux donneur de quête, ce qui est le début de partie le plus commun, le plus classique, le plus éculé du jeu de rôle sur table. Le genre de démarrage que tous les rôlistes ont vécu dix fois au lycée. Mais l’avoir choisi pour démarrer Solasta est un coup de génie. Car aujourd’hui qu’il est devenu si rare, l’utiliser, c’est envoyer un message rassurant : « vous êtes à la maison ».

Genesis Noir - Big Bang pour un big band

« Oh, tiens, on dirait un jeu chiant d’Arte », me dit Louis-Ferdinand Sébum en passant un œil par-dessus mon épaule. « Pas du tout, lui répond-je, ça, tu vois, c’est pile le genre de jeu qui rentre dans ma catégorie Jeux du Monde, celle dont personne ne veut dans le magazine : des jeux pour lesquels le principe de note est impossible à appliquer. »