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Fil d'actu
11/05
Tensions chez les cheminots
Urban Games, le développeur suisse de Transport Fever 3, vient d'annoncer que son jeu sera publié par Paradox. Il n'en a pas fallu plus pour déclencher des émeutes sur Internet : « Paradox va tout ruiner ! Ils vont sortir des dizaines de DLC payants ! », peut-on lire çà et là. Alors, respirons dans un sac et admettons que, pour l'instant, nous ne savons pas grand-chose sur la nature du deal. Il se peut très bien que Paradox, qui n'a pas financé le développement de Transport Fever 3 et n'en possède pas la propriété intellectuelle, arrive juste pour gérer la com' et le marketing. Urban Games précise d'ailleurs qu'il n'y aura pas de launcher Paradox et que le planning des DLC, établi avant ce partenariat, reste inchangé. Maintenant, allumons quelques cierges dans la gare SNCF la plus proche, juste au cas où. A.
11/05
Ce Marathon qui épuise Sony
Lorsque Sony a racheté Bungie pour 3,6 milliards de dollars en 2022, leur business plan était le suivant : « Ils vont nous faire des shoots ultra populaires et on va se goinfrer. » Mais cela n'a pas fonctionné comme prévu. Le dernier jeu du studio américain, Marathon, reste loin des cadors du genre en termes de fréquentation (il est même sorti du Top 100 des titres les plus joués sur Steam), tandis que Destiny 2, lancé en 2017, arrive en fin de carrière. N'ayant pas rentabilisé son achat, le géant japonais doit donc le répercuter sur son bilan comptable et annonce une perte record de 560 millions de dollars sur le dernier trimestre 2025 (765 millions sur toute l'année). Ce manque à gagner pourrait continuer à impacter Sony sur l'exercice 2026, à moins qu'il n'écoute le conseil que je donne depuis des années : revendre tout ce qui se rapporte au jeu vidéo et pivoter sur la production de drones-suicides Bluetooth. A.
11/05
From Dusk till Tribunal
Vous gardez des souvenirs émus de Zelda : Twilight Princess, sorti en 2006 sur Wii et GameCube ? C'est votre jour de chance : des fous furieux bénévoles viennent d'en sortir une version modernisée pour Windows, Linux, Android, macOS et iOS disponible gratuitement ici. Vous me direz que Nintendo va les poursuivre jusqu'au fond de la fosse des Mariannes. Oui, peut-être, mais ce projet baptisé Dusk diffère d'une émulation classique. Le code du jeu a été patiemment décortiqué par reverse engineering puis réécrit à partir de zéro. En revanche, il faut lui fournir la ROM originale afin qu'il aille y chercher textures, sons, etc. Cette astuce tiendra-t-elle dans un tribunal face à une meute d'avocats caféinés ? Pour l'instant, Nintendo n'a pas encore attaqué ces projets dits de « recompilation », qui sont en cours sur d'autres jeux, notamment Ocarina of Time. A.
08/05
Les fossiles et le marteau
Alors que Saber Interactive travaille toujours sur le remake de KOTOR, Casey Hudson, lui, a décidé de monter son propre conseil restreint. Son studio, Arcanaut, vient de confirmer le recrutement d'une demi-douzaine de vétérans de l’âge d’or de BioWare pour Star Wars : Fate of the Old Republic. Entre Ryan Hoyle (CTO) et Dan Fessenden (Senior Technical Designer), voilà qui commence à ressembler à un EHPAD avec activités « Mass Effect et KOTOR », le mercredi après la cantine. C’est beau, c’est bien de ne pas oublier les seniors, mais avec une fenêtre prévue « avant 2030 », pas sûr que tout le monde ne soit pas gâteux d’ici la sortie. Ce serait dommage de confondre KOTOR et FOTOR. P.
07/05
Extinction de l'espèce dans 5, 4, 3...
On pensait que l'IA de Google servait à rédiger des mails passifs-agressifs ou à générer des images de chiens en tutu, mais la réalité de 2026 est bien plus sombre. DeepMind, la branche cerveau-muscle de Google, vient de prendre une participation minoritaire dans Fenris Creations (le nouveau nom de CCP Games, les papas d'EVE Online). Le but ? Utiliser l'univers impitoyable de New Eden pour entraîner leurs modèles d'IA sur des serveurs isolés. Apparemment, pour atteindre l'intelligence générale, une machine a besoin de comprendre comment manipuler un marché boursier virtuel, trahir une alliance après trois ans de vie commune et gérer des tableurs Excel de 400 colonnes. Demis Hassabis, le patron de DeepMind, doit se dire que si son IA survit aux pirates de l'espace islandais, elle pourra enfin dominer le monde réel sans transpirer. Les joueurs, eux, ricanent déjà en attendant de voir le premier algorithme faire une dépression nerveuse après s'être fait « ganker » son vaisseau à six millions dans un secteur de haute sécurité. P.