479 résultats pour "test bref crosscells"

Wolcen: Lords of Mayhem - Le Diablo est dans les détails

À peine le jeu lancé, une horde de barbares crasseux se jette sur moi. « Mort aux républicains ! », hurle la foule dégueulasse en brandissant ses armes rouillées. Comme dans un fantasme trumpiste, protégé par une armure gigantesque qui ferait passer celles de Warhammer pour de sympathiques protections de chantier, je fends les hippies en deux à coups d'épée. Quelque chose me gêne immédiatement dans cette scène, mais impossible de dire quoi... Quand soudain, après plusieurs minutes de jeu, l'épiphanie : ouais, tout de même, ça ressemblerait pas un peu trop à Path of Exile votre truc ?

Speaking Simulator - Robot pour être vrai

Tout le monde y est allé de son tir à canon scié sur la mode des battle royale, mais ces dernières années, le vrai fléau, c’était les simulateurs. Ils se ressemblent tous : ils font semblant d’être très sérieux pendant quatre secondes, puis ils éclatent d’un énorme rire forcé en hurlant « mais non !!!! C’était de l’humour !!! Ha ha, on rigole hein ? Hein que tu ne vas pas demander le remboursement sur Steam ? Hein ? ». Jusqu’à hier, je vous aurais dit de cramer tout ça façon Lubrizol. Et puis j’ai joué à Speaking Simulator, qui est aux simulateurs habituels ce que The Office est à Caméra Café.

Journey to the Savage Planet - Pensez à allumer le sauvage

De toutes les directives qui pouvaient apparaître sur la feuille de route des développeurs, quelque chose me dit que « faire marrer les joueurs » devait être imprimé en gras format 74 et avec la typo Comic Sans. Car le Comic Sans fait toujours rire les gens. Et ça tombe bien, j'adore l'humour. Surtout lorsqu'il est drôle.

Here Be Dragons - Nessie c'était vrai...

La mer, désolé d'être aussi franc, mais c'est quand même un gros bordel. Déjà, contrairement à la terre qui a tendance à rester là où elle est tant qu'elle ne croise pas la route d'une pelleteuse, la mer est toute liquide, va n'importe où et bouge dans tous les sens en sentant la marée. Et il faut voir ce qui vit dedans. Sur terre, grosso modo, ça marche à quatre pattes, ça rampe ou ça vole. Dans la mer, pfoulalala, tout un tas de formes bizarres toutes molles, et plus on descend plus c'est pire. Pas étonnant que tous les grands malades, comme Lovecraft, Hemingway, Melville et les Bretons s'y soient intéressés. Et pas étonnant qu'un jeu aussi touffu que Here Be Dragons en ait fait son sujet.

SuperMash - Mélange déchu

Par un beau matin, Jume et son frère Tomo, partis faire les brocantes comme deux gros clochards, tombent sur une mystérieuse console, sorte de Super Nintendo bifide où l'on peut insérer deux cartouches à la fois. Ils la rapportent chez eux et, comme dans un conte de fée un peu naze, la machine se révèle enchantée : à chaque fois qu'on l'allume, elle génère un jeu d'un genre inédit, mélange des deux cartouches qu'on lui a donné à manger. Et comme dans un conte de fée un peu naze, la belle histoire va rapidement virer au cauchemar. Pour le joueur.

Automation Empire - Allez, au charbon

« Factorio en 3D ! », « Satisfactory vu de dessus ! ». Tels étaient les cris de joie que la foule en délire (c'est-à-dire moi et un autre copain chelou obsédé par ce genre de jeu) lançait à l'approche d'Automation Empire. Alors oui, il y a des tapis roulants, des machines industrielles, et même des petits wagonnets sur rails. C'est assez pour me provoquer quelques orgasmes, mais tout n'est pas parfait.

Still There - Toujours la banane

« Oh, tu devrais t'y mettre, ça a l'air super déprimant », m'a dit Louis-Ferdinand Sébum, toujours soucieux de maintenir mon état mental à la ligne de la flottaison, bien au-dessus du suicide, mais un peu en dessous de la joie, des fois qu'il me vienne à l'idée d'écrire des textes pleins d'entrain qui ne manqueraient pas d'effrayer notre public*. Eh bien, je suis déception : Still There n'est pas déprimant, au contraire. Il est plutôt doucement mélancolique, et c'est tant mieux.

*NDRC : Ah ben super. À peine arrivé en poste et on me file un rédacteur tout cassé. J'espère qu'il est encore sous garantie.

Six Ages : Ride Like The Wind - Dans la vallée

Vingt ans qu'on l'attendait, Six Ages, depuis le dernier jeu du studio A Sharp. Vingt ans aussi qu'on est incapables d'expliquer comment une aussi petite boîte peut supplanter toute l'industrie du jeu vidéo en termes de narration et d'immersion avec des simulateurs de villages miteux à l'aube de l'humanité. Alors que c'est simple : tout ça, c'est grâce au doute.

Red Dead Redemption 2 - Avec mon cheval et ma souris

Tout a déjà été dit sur Red Dead Redemption 2. Vous trouverez des pages entières détaillant ses qualités et ses imperfections, par exemple celles qu'écrivait mon collègue Noel Malware en jouant à la version PlayStation 4 l'année dernière. Inutile donc d'en faire un nouveau test, et concentrons-nous sur la question que vous vous posez en caressant sensuellement votre carte graphique : la version PC est-elle digne de ce que nous attendions ?

Afterparty - L'enfer, c'est les hôtes

« We were the... scribbled-in margins in God's Field guide, you know ? » Si la lecture de cette phrase vous laisse avec un regard vide, autant vous dire qu'Afterparty n'est pas fait pour vous. Ici, ça cause en anglais, vite et avec des mots d'argot qui devraient fataliser le « 18/20 : Élève très prometteur » de votre moyenne d'anglais au collège. Mais si vous avez tout compris du premier coup, continuez la lecture de cette page. Ça pourrait vous plaire.

L'employé bloqué sur le comptoir : un grand classique.
Crossroads Inn - Une saison en enfer

Je ne sais pas pourquoi Dieu ne m’aime pas, ne m’a jamais aimé. A-t-il décidé de me faire naître stupide et laid, parce qu’il me détestait déjà, ou est-ce l’inverse : en voyant venir au monde cet être informe et débile, a-t-il été pris de honte et de remords devant sa création impie ? Toujours est-il que depuis toujours, Dieu, le destin ou le hasard, appelez-le comme vous voudrez, s’amuse à me jouer des tours. Le dernier en date s’appelle Crossroads Inn.

John Wick Hex - Quelques grammes de brutes dans un monde de brutes

Bon, il faut que je vous avoue un truc : je n'ai jamais vu les John Wick, alors qu'en fait, j'en ai très envie. J'aime bien Keanu Reeves, je ne suis pas contre les films d'action, et il paraît que dans le genre, la trilogie n'est pas trop mal (ou au moins le premier, si j'ai bien compris). Bref, je n'ai jamais vu John Wick, et du coup, ça va être un peu difficile de vous faire le coup du : « Ce jeu vous met vraiment dans la peau de John Wick », parce qu'en vérité, je n'en sais rien.

Kind Words - Choupinou

(SUITE DE LA PAGE PRÉCÉDENTE)  Alors bien sûr, pour aller mieux, il n'y a pas que Eliza, l'IA à laquelle vous confiez vos problèmes. Il y a aussi Kind Words, dont Louis-Ferdinand Sébum m'a dit : « Tu devrais essayer, c'est trop choupinou. » Effectivement, la première lettre que j'ai reçue était d'un type qui se demandait si son Smith & Wesson était plus fort que son crâne, tandis que la seconde annonçait un suicide qui devrait être diffusé en live d'ici quelques jours. CHOU-PI-NOU.

Crying Suns - Pierre, feuille, vaisseaux

Comme chaque trimestre, depuis 2012, accueillons dans nos chaumières un énième clone de FTL, dans l'espoir fou qu'il nous procure les mêmes sensations orgasmiques. On a tenté le FTL routier (Convoy), le FTL maritime (Abandon Ship), mais Crying Suns ne s'embarrasse pas d'un changement d'ambiance. Il s'agit d'un FTL banalement spatial, et ça n'est pas forcément une mauvaise idée.

Greedfall - Là-bas, on l’appelle l’été indien

« Ah, c’est toi qui testes Greedfall, le nouveau jeu Spiders ? Eh bah, bon courage », m’a dit Izual, avant de s’éloigner avec ce petit rire malicieux qu’on lui connaît. Il faut dire que du côté du forum de Canard PC, les attentes n’étaient pas beaucoup plus grandes : « Je voudrais pas casser l'ambiance mais je le sens pas trop ce jeu », « Comme tous les jeux Spiders, ce sera au final tout pourri parce que malgré les bonnes idées, le gameplay suivra pas et ça fait chier », « Il faut jouer aux jeux Spiders pour comprendre que sur le papier ça pourrait marcher, mais qu'en pratique... mouif ».

Night Call - Supplément tacos

J'ai découvert récemment que, sur les applications de taxi, les passagers, comme les chauffeurs, sont notés. J'imagine que les plateformes se débrouillent ensuite pour mettre en relation les conducteurs et les clients les plus détestables. Depuis que je sais ça, je fais tout mon possible pour être odieux, afin de me retrouver un jour dans le taxi de mes rêves : celui où l'on fume, où le conducteur est complètement bourré et où l'on peut chanter gaiement « chauffeur, si t'es champion, appuies sur le champignon » sans se soucier des bonnes manières. Bref, le paradis. 

Image rare : la rédaction de Canard PC dans un moment d'intense réflexion (en haut à droite de l’image).
Fort Boyard - Un peu trop passe-partout

Il y a des phrases tellement drôles qu'on s'en souvient encore des décennies après les avoir lues. Tenez par exemple, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen). Sans déconner, quel talent comique ces révolutionnaires, impossible d'y repenser sans rigoler. Ou bien « Le Père Fouras ressemblait à un énorme muppet sculpté dans du brie » (Monsieur Pomme de Terre, test de Fort Boyard : la Légende, dans Joystick n° 75 d'octobre 1996). Cette phrase géniale est gravée dans ma mémoire depuis vingt-trois ans. Dès que je vois le père Fouras, dès que quelqu'un prononce le nom du père Fouras, paf, le muppet, le brie, et je rigole tout seul comme un con. Ou plutôt, je rigolais...

Team Sonic Racing - Parti en furries

Il s'agit d'un fait reconnu : une blague que l'on doit expliquer est une mauvaise blague. Et inutile de discuter, puisque cette conclusion a été obtenue par un comité scientifique exclusivement composé de moi-même, qui s'est penché sur la question pendant de nombreux mois en enchaînant des blagues minables. Après 74 insultes, quatre gifles et une ordonnance du tribunal qui m'interdit d'approcher des cafés-théâtres à moins de 850 mètres, je peux affirmer ceci : un jeu vidéo qui vous explique son gameplay ne s'en sort pas mieux.

Rage 2 - Bad Max

En ces temps troublés, où règne la discorde entre les cultures, les peuples et les civilisations, il est important de garder à l'esprit ce que nous avons en commun. Pour y parvenir, on pourrait par exemple organiser une grande fête où l'on réunirait tous les scénaristes français qui se sont dit un jour « j'ai une super idée de film, c'est l'histoire d'un couple de bourgeois parisiens » et tous les game designers nord-américains qui ont prononcé la phrase « j'ai une super idée de jeu vidéo, ce serait un open world dans le désert où on tuerait des punks en lootant des trucs ». Ensuite, je sais pas... On pourrait fermer toutes les portes et mettre le feu au bâtiment.

Supraland - Les sables d'antan

« Chacun sa petite faiblesse », comme on dit dans ces pubs où une fille habillée en 34 mange un demi-carré de chocolat noir en laissant échapper un soupir. Tenez, prenez ackboo : ses petites faiblesses, ce sont les Kinder Bueno et les Dinosaurus. Dès qu'il commence à en bouffer, impossible d'arrêter, à tel point qu'il a dû prendre des mesures drastiques (voir son « Papier culture » dans ce numéro). Moi, ce sont les Ferrero Rocher. Je pourrais en avaler des boîtes, pendant des journées entières, en m'arrêtant juste pour vomir. Je n'y peux rien : dès que je vois un Ferrero Rocher, ça me rappelle mon enfance. Plus précisément, le bac à sable dans lequel je jouais, rempli de crottes de caniche couvertes de sable, petites boules noires à l'extérieur croustillant, que monsieur Ferrero a si bien su imiter. Et c'est cette expérience fondatrice que Supra Games m'a permis de revivre.