Tout a commencé en début d'année 2016, avec les bides de Battleborn, Mirror's Edge : Catalyst et Homefront : The Revolution. Même un peu avant, avec les ventes légèrement en retrait de Hitman et de Far Cry Primal. À l'époque, les excuses ne manquaient pas : Battleborn était sorti en même temps qu'Overwatch, Homefront 2 n'intéressait personne, Hitman avait un modèle économique différent, Mirror's Edge 2 ratait pas mal sa cible, Far Cry Primal était un plus petit jeu que les autres de la série... En parallèle, les autres grosses sorties cartonnaient comme prévu, voire mieux que prévu : Overwatch, Total War :Warhammer, Dark Souls 3, The Division, XCOM 2, Doom... même quelques gros indés (Firewatch, The Culling, Enter the Gungeon, Stardew Valley, Superhot, No Man's Sky, Dead by Daylight) ont réalisé d'excellentes ventes. Bref, des performances globales sûrement décevantes pour les éditeurs concernés, mais pas encore de quoi s'alarmer. Et puis le deuxième semestre est arrivé, et là, tout d'un coup, tout le monde est devenu sérieux. En quelques mois, ce sont presque tous les AAA qui se sont plantés ou ont connu des ventes bien moins éclatantes que prévu, à commencer par les nouveaux Call of Duty (très en dessous des chiffres de Black Ops 3 l'année précédente, mais rassurez-vous, Activision a encore de la marge avant d'arrêter de gagner de l'argent dessus) et Titanfall, mais aussi Mafia 3, Watch Dogs 2, Dishonored 2, Deus Ex : Mankind Divided, Gears of War 4, Steep, Skylanders, Quantum Break... Une hécatombe.