Attention, hein, n'allez pas le vexer et l'appeler Marvel vs. Capcom 4 ; le dernier rejeton de Capcom souhaite plutôt opérer un retour aux sources de la série et s'éloigner de la direction prise par les derniers épisodes. Si le concept de base reste le même – les héros de l'éditeur américain et du développeur japonais se tabassent joyeusement sur fond de scénario débile plein de failles spatio-temporelles et autres dimensions parallèles –, les mécaniques de jeu, elles, ont eu droit à un beau ravalement de façade. Fini les échauffourées à trois contre trois, MvC Infinite préférant mettre en scène des équipes de deux personnages seulement. Un choix qui s'accompagne d'une nouvelle mécanique de jeu : le switch systemNote : 1. Comme le veut le cahier des charges de la série, on passe d'un combattant à l'autre d'une simple pression sur un bouton. La nouveauté, c'est que le système se montre beaucoup plus permissif qu'avant et permet de changer presque n'importe quand, que ce soit en plein saut, pendant une combo ou même au milieu d'une des grosses attaques spéciales qui arrachent la barre de vie. Beaucoup plus fluide que dans les précédents épisodes, ce système de changement de héros à la volée offre à MvC Infinite un rythme encore plus frénétique. D'autant plus qu'il est également possible, en échange de quelques barres de Super, de changer de personnage alors que l'on est en train de se faire tabasser. Une élégante manière de rendre le jeu moins frustrant et d'éviter de retomber dans le piège de Marvel vs. Capcom 3, où l'on pouvait subir des combos à rallonge pendant de longues dizaines de secondes sans aucune chance de s'en sortir.

Note 1 : Un nom d'autant plus amusant quand on sait que le jeu n'est pas prévu sur la dernière console de Nintendo.