Je vous sens perdu. C'est que le cas de Veil of Crows s'annonce plutôt complexe. Moi-même, je ne suis pas sûr d'avoir tout pigé. On est là devant un jeu cassé, à la limite de l'injouable, où tout, du contrôle de la caméra à la sélection des unités, est plus que laborieux. Mais peu importe, puisque Veil of Crows repompe les bons jeux. Aussi mal branlé soit-il, Veil of Crows est un plagiat éhonté de l'immense Mount & Blade auquel se mêlent deux ou trois autres jeux de stratégie, ce qui suffit sans doute à le sauver – s'il avait repompé Alien : Colonial Marines en plus d'être cassé, ç'aurait été une autre histoire. D'autant que Veil of Crows n'est pas une simple copie : certes, on y démarre avec un unique personnage qui doit parcourir un vaste monde médiéval pour recruter des soldats et capturer des forteresses, mais on bénéficie aussi de quelques innovations qui fleurent bon les Total War ou les Stronghold. Par exemple, on ne peut pas y contrôler notre héros pendant les combats. On lui dira bien d'aller à tel endroit ou de garder telle position, mais il devra tenir son épée tout seul comme un grand. Du coup, le joueur peut passer son temps à gérer ses troupes, à opérer des manœuvres de contournement, à positionner ses engins de siège et à donner des ordres aux archers, qui peuvent blesser leurs alliés et qu'on doit donc surveiller avec attention pour éviter qu'ils ne tirent dans la mêlée.