Guides d’achat – Refroidissement CPU

Le refroidissement d'un processeur, c'est sérieux. Avec la montée en consommation des puces, la tâche s’annonce de plus en plus compliquée, il nous faut donc prendre des mesures.

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Les choix de la rédac'

Entrée de gamme | Ventirad stock

Pour les processeurs d'entrée de gamme à la consommation mesurée, le ventirad fourni avec le CPU, de la famille AMD Wraith ou Intel Laminar (comme le RM1 en photo), suffisent pour évacuer le peu de chaleur produite. Si votre CPU en est dépourvu, dirigez-vous directement vers notre recommandation de milieu de gamme : l'offre de ventirad de Thermalright est si agressive en ce moment qu'elle a plus ou moins anéanti toute l'offre premier prix.

Milieu de gamme | Thermalright Peerless Assassin 120 Mini

Le Peerless Assassin 120 Mini pourrait passer pour une entrée de gamme étant donné son prix, mais ses performances n'ont rien à envier à certaines références se prétendant de haut de gamme. Idéal pour les processeurs au TDP modeste (entre 65 et 105 W), il peut aussi supporter les charges plus lourdes (jusqu’à 200 W) sans pour autant vous rendre sourd – ni risquer de buter contre la fenêtre de votre tour, avec ses 13,5 cm de hauteur "seulement". Comme toutes les références présentées dans ce guide, il est compatible avec tous les sockets modernes (AM4 et AM5 chez AMD, LGA 1150, 1151, 1200 et 1700 chez Intel).

36€ environ
Haut de gamme | Thermalright Phantom Spirit 120

Le Phantom Spirit 120 n'est pas loin de relever du prodige. Pour 40 €, il offre un refroidissement faisant jeu égal avec de nombreux kits de watercooling 360 mm du marché. Il peut suffire pour tenir en laisse même un Core i7-14700K et ses presque 300 W de consommation en pointe. Attention cependant à vérifier la compatibilité avec votre boîtier et votre carte mère : ses 15,5 cm de hauteur pourraient être un peu trop pour une tour compacte, et sa plaque d'échange décalée vers le bas (pour mieux se positionner au-dessus des cœurs des derniers CPU Intel et AMD) peut entrer en conflit avec certains radiateurs pour SSD.

40€ environ
Watercooling AiO | Arctic Liquid Freezer III 360

Le refroidissement à eau reste à recommander pour les processeurs les plus voraces du moment (13900K ou 14900K chez Intel, 7950X ou 7950X3D), qui apprécient d'être surplombés par une gigantesque masse thermique pour atteindre leurs fréquences boost le plus régulièrement possible. Les célébrissimes kits de watercooling Liquid Freezer d'Arctic viennent de passer en version III : pas de grandes évolutions côté performances et bruit (en même temps, c'est toujours ce qui se fait de mieux sur le marché), mais un design plus travaillé, et surtout, des prix défiant l'entendement : 80 € pour un kit 360 mm, c'est du jamais-vu.

80€ environ

L'analyse de Canard PC Hardware

Le refroidissement est depuis longtemps un problème dans les PC, et revient périodiquement s'inviter dans la danse à cause de la consommation de certaines puces.

Dans un CPU, vous le savez, le courant électrique traversant ses transistors les chauffe par effet Joule. Et pour éviter que le tout s’accumule jusqu’à des ralentissements, des plantages, voire des dégâts sur la puce, il est nécessaire d’employer un dissipateur thermique pour évacuer la chaleur dégagée. Il y a 30 ans, le package en céramique d’un 486 à 33 MHz était souvent suffisant pour absorber les quelques watts dégagés. La donne a largement changé avec la course à la fréquence et au nombre de cœurs qui en ont fait exploser la consommation, en particulier ces dernières années. Du simple dissipateur en aluminium de quelques dizaines de grammes, nous sommes progressivement arrivés à des monstres dépassant parfois le kilogramme. Historiquement, les CPU Intel et AMD vendus en boîte étaient accompagnés d’un modèle basique, prévu pour garantir le fonctionnement élémentaire – mais inadapté à la pratique de l’overclocking, et surtout assez peu discret point de vue auditif. Pour tirer plus de performances de son PC, ou pour s'offrir un peu plus de silence, il fallait donc se tourner vers des modèles tiers mieux dimensionnés et capables de répondre à ces exigences. Le cuivre s’est mêlé progressivement à l’aluminium et les petits ventilateurs sifflants ont cédé leur place à des dispositifs de plus en plus larges. Les nombreux acteurs du marché rivalisent alors d’imagination pour séduire les mordus d’overclocking, et une technologie va s’imposer progressivement à partir de 2003 pour donner naissance à un format qui sert encore aujourd’hui de référence : le caloduc (heatpipe). Il s’agit d’un tube en cuivre scellé à basse pression, contenant un liquide qui s’évapore au contact d’une source de chaleur pour ensuite se condenser lors des échanges avec l’air ambiant, loin du CPU. En clair, il transporte rapidement la chaleur vers les ailettes du dissipateur. Le format « tour » reste, depuis, le plus représenté : des plus basiques, composés de deux caloducs et d’une quantité modeste d’ailettes refroidies par un ventilateur de 92 mm, à de véritables monstres employant une armée de caloducs passant à travers 500 grammes de métal et ventilés par plusieurs 140 mm.

Les autres solutions. Une autre technologie affronte les ventirads depuis 2007, le watercooling autonome – mieux connu sous son appellation anglaise "all-in-one", ou AIO. Le refroidissement liquide est loin d’être nouveau : certains en bricolaient déjà il y a plus de 20 ans avec du matériel d’aquariophilie et des pièces de voitures (comme Apple vers 2005, en partenariat avec une filiale de General Motors). Les premiers kits autonomes du constructeur danois Asetek offraient la possibilité de s’y essayer (normalement) sans craindre les fuites grâce à des systèmes préremplis guère plus difficiles à monter qu’un ventirad standard. Aujourd’hui, l’offre d'AIO est pléthorique et beaucoup de fabricants proposent leurs solutions qui embarquent des radiateurs pouvant atteindre des dimensions de 420 × 140 mm.

Comment faire un choix. Aujourd'hui, Intel et AMD vendent souvent leurs CPU nus, sans ventirads, et laissent le soin à l’acheteur de sélectionner le modèle qui lui correspond. Il faut donc s'en procurer un soi-même ; et devant la quantité de références disponibles, il est facile de s'y perdre. Le choix à faire dépend d’une part de l’enveloppe thermique de votre CPU (et indirectement de son niveau de performance), de vos exigences en ce qui concerne le silence et de votre budget. Nous vous déconseillons fortement de faire de ce dernier le principal critère de sélection : un modèle sous-dimensionné ou bruyant vous empêchera d’utiliser votre CPU à son plein potentiel. En effet, les CPU modernes emploient des mécanismes d'optimisation de la fréquence d'horloge (les fameuses fréquences « Turbo ») dépendant directement de la température de fonctionnement, et donc de l'efficacité du refroidissement.

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