Comme beaucoup d'idle games (ces jeux où l'on doit attendre, tels Candy Box ou A Dark Room), Cookie Clicker traîne une réputation de jeu trop facile, sans intérêt. Détrompez-vous ! En plus d'exiger une patience digne des meilleurs maîtres zen, CC demande (parfois, pas souvent mais parfois) une agilité qu'on ne trouve que chez les moines Shaolin. Mais CC est surtout l'un des jeux les plus satisfaisants que je connaisse, grâce à une courbe de progression et des succès globalement bien dosés. En reprenant de zéro, j'ai retrouvé ce qui m'avait manqué dans CC depuis bien longtemps : le sentiment d'avoir toujours quelque chose à faire, et surtout de toujours savoir quoi et comment y arriver. Oh, dans l'absolu c'est tout simple : on clique sur un gros cookie, ça produit des cookies (la monnaie du jeu), avec lesquels on achète des moyens de production de cookies de plus en plus coûteux mais aussi de plus en plus efficaces. On produit d'abord quelques cookies à la fois, et quelques semaines plus tard on en a des septillions à chaque seconde. Mais pour en arriver là, quel travail. Il faut savoir optimiser au maximum ses achats, être prêt à cliquer à tout moment sur l'écran quand apparaissent les cookies bonus et les rennes du Père Noël (sans rentrer dans le détail, il s'agit de mécaniques essentielles du jeu, qui permettent d'accélérer sa production en très peu de temps) et surtout savoir quels succès viser.