À sa sortie il y a trois mois, Domina, qui avait pourtant l'air prometteur, était si pété, si bugué de partout et vide d'intérêt, que nous lui avions royalement décerné un auguste 4 sur 10. Un jeu de gestion dépourvu de toute possibilité de sauvegarde, c'était tout de même un peu trop téméraire pour nous, pourtant testeurs de l'impossible. Domina s'était d'ailleurs également fait ouvrir en deux par les joueurs sur Steam, qui se sentaient (fort justement) lésés. On leur promettait un jeu permettant de gérer une écurie de gladiateurs, avec des graphismes en pixel art bien chouettes, une excellente musique, du gore à n'en plus finir, et ils se retrouvaient devant un assemblage de bric et de broc dont on faisait le tour en quelques dizaines de minutes. La bonne nouvelle, c'est que le développeur de Domina a entendu les critiques, il a fait son introspection, sa remise en cause, et a repris le travail plus dur que jamais. En trois mois, la plupart des bugs du jeu ont été exterminés, le jeu a été rééquilibré, une sauvegarde a (merci, par Jupiter) été rajoutée, tout comme un mode infini permettant de zapper la campagne scénarisée. Bref, Domina est aujourd'hui indubitablement mieux terminé qu'à sa sortie... ce qui permet de prendre pleinement conscience de son absence totale d'intérêt. On peut pratiquement tout automatiser (et sans forcer : il s'agit de cases à cocher) dans Domina, et se contenter de regarder ses gladiateurs progresser puis mourir idiotement en combat. C'est presque plus du gâchis qu'avant.