Evolution n'est pas à proprement parler une nouveauté toute fraîche et pimpante. À l'origine (de l'espèce), il faut remonter à 2010 et Evolution : The Origin of Species, qui a été réédité – et repensé – en 2014, puis traduit et distribué en France au début de cette année par Funforge. On est là dans un exercice d'adaptation, d'anticipation et de combotationNote : 1 et ce, dans un seul but : manger. Car le grand gagnant ne sera pas celui qui terminera la partie avec l'animal le plus volumineux ni le plus populeux, mais celui qui, tour après tour, aura accumulé le plus de nourriture ingurgitée par ses différentes espèces, qu'elles aient survécu à travers les âges ou non. Mais qu'est-ce qu'une espèce, dans Evolution ? C'est très simple, c'est un petit bout de carton sur lequel sont indiquées sa population ainsi que sa taille, et qui peut se voir dotée de différents traits (jusqu'à trois). Plus la population est grande, plus elle mange. Plus elle est volumineuse, plus elle est apte à se défendre contre les espèces carnivores, qui doivent toujours posséder une taille strictement supérieure à leurs proies. Si elle subit des attaques d'une espèce possédant le trait carnivore, sa population baisse. Si elle ne trouve pas assez à manger, elle baisse aussi. Le hic, c'est que la nourriture des herbivores se trouve au centre, sur un lieu appelé le point d'eau, approvisionné par les joueurs au début de chaque tour.

Note 1 : Ce mot n'existe pas, mais pour pouvoir parler de jeux de plateau, il va bien falloir que l'Académie française se résolve à l'intégrer à notre langue. Je combote, tu combotes...