Pour toucher du doigt le wow factor, pour le comprendre, pour le ressentir pleinement, pour se l'injecter dans les narines, il suffit de lancer Everspace. Les premières minutes du jeu sont magiques : c'est là qu'on goûte à l'intuitivité redoutable des contrôles d'un vaisseau spatial, qu'on apprend à se mouvoir en trois dimensions avec une facilité absurde et qu'on se retrouve lâché dans le grand bain de l'espace avec la promesse d'aventures trépidantes, de richesses inépuisables et d'embuscades tendues par des hors-la-loi surarmés. Le décor participe lui aussi au choc : avec ses myriades d'étoiles, ses filaments de lumière et ses champs d'astéroïdes sur fond de gigantesques planètes, l'espace version Everspace a de quoi impressionner. Cette énumération laisse peut-être froids les vétérans d'Elite Dangerous, qui ont l'habitude de conduire un vaisseau spatial dans une jolie galaxie, mais ils auraient tort de jouer les blasés. Dans Elite Dangerous – jeu auquel Everspace a piqué bien des choses – le charme du wow factor s'efface assez vite. Sur Everspace, la magie opère à chaque fois qu'on relance une partie. À chaque fois.