Développé par les Français de Concrete Games, Hyperun est – de l'aveu même de ses créateurs – un titre qui puise son inspiration chez quelques grands noms de la pop culture des années 1990 comme F-Zero, Tron ou la série des Tony Hawk's Pro Skater. Du coup c'est un runner dépouillé et coloré, où l'on dirige une moto « du futur du passé » dans des circuits générés de manière procédurale, bourrés d'embûches et de virages à 90° que l'on ne peut attaquer que d'une seule manière : en dérapant comme un goret. D'une simple pression sur la gâchette concernée, le véhicule se place à la perpendiculaire de la route. Il s'agit de la relâcher au bon moment pour ne pas finir explosé contre un mur, la tête enfoncée dans l'estomac. Si dans l'ensemble tout se passe bien lors des premières parties, Hyperun prend un malin plaisir à augmenter peu à peu la vitesse, jusqu'à aller vite. Très vite. Très, très vite. Imaginez Usain Bolt qui aurait dévoré une Ferrari F40, un guépard et 160 grammes de colombienne pure avant de courir pour attraper son bus et vous aurez une petite idée. Dans la plus grande des décontractions, une fois la barre des 400 km/h dépassée, le titre de Concrete Games devient une espèce de jeu de rythme épileptique, où la route a finalement moins d'importance que les codes couleur qui signalent les virages et défilent à une vitesse insensée.