Nous parlons là d'une rencontre avec un mythe. Une légende. Pas au sens glorieux, ne vous emballez pas. Au sens : « certains disent qu'il existe mais on n'a aucune preuve formelle ». Et pourtant la preuve tournait sur mon PC, certes pas toujours à 60 images par seconde malgré sa robuste constitution, mais elle tournait, et j'avais beau me pincer jusqu'au sang, cela n'y changeait rien. Pour bien comprendre mon émoi, il faut rappeler que le jeu d'Epic a été présenté pour la première fois en 2011. Les trous béants dans son plan com' erratique ont fini par lui valoir le statut de vaporware. Le trouble s'est poursuivi quand j'ai compris ce qu'était Fortnite. Ou plutôt : ce qu'il n'était pas. Des premières annonces jusqu'aux déclarations des développeurs, qui évoquaient un mélange entre Minecraft et Left 4 Dead, j'ai essentiellement retenu l'aspect coopératif, construction et survie sur un temps donné. « Fortnight » en anglais signifie d'ailleurs « quinzaine », pour le nombre de jours que les joueurs étaient censés tenir face aux hordes de zombies qui les assaillent la nuit venue. Quelque chose a dû se passer depuis. Six ans, certes, mais pas seulement.