Les préjugés, c'est mal, je suis bien d'accord avec vous. Mais comment ne pas tenir en piètre estime un clone peu inspiré de Clash Royale – car c'est bien tout ce qu'est Minion Masters ? On pourrait hasarder que le jeu rentre dans la catégorie des clones utiles, puisque le free-to-play de Supercell, mastodonte du jeu mobile (et copié jusque dans ses moindres unités par BetaDwarf), n'est pas officiellement disponible sur PC. « Voilà qui ne suffira pas à faire un bon jeu », clamais-je, sûr de mon coup, avec toute la sagesse d'un 35 tonnes qui fonce dans le fossé – car, bien sûr, j'avais tort. Cloner proprement un jeu aux mécaniques d'une efficacité foudroyante, c'est s'assurer d'accrocher tout de suite les joueurs, notamment grâce à des matchs qui durent moins de trois minutes. Le pire, c'est que ça marche. Minion Masters a beau être encore en plein développement – et payant alors qu'il passera gratuit à sa sortie –, sa direction artistique a beau être aussi mémorable qu'un discours de François Bayrou, on se surprend à y revenir. D'ailleurs, je vous laisse, je vais m'en refaire deux ou trois avant le prochain paragraphe.