Comme de coutume, l'apocalypse a eu lieu. Cette fois-ci, les responsables sont trois planètes errantes qui, en s'approchant un peu trop de ce monde, ont bouleversé la gravité, les marées et la civilisation. Notre héros erre dans les ruines de cette terre dévastée, convaincu d'avoir une mission dont le joueur découvrira peu à peu la nature, en même temps qu'il fera la connaissance d'autres survivants du cataclysme. La direction artistique de Downward est somptueuse. Malgré quelques fausses notes (un motion blur appliqué à la truelle et un personnage principal joué par un acteur dont on n'aurait pas voulu pour doubler une telenovela), on prend plaisir à explorer ce monde en ruine, presque surréaliste, tout plein de lacs, de reliques occultes et temples effondrés aux colonnes couvertes de lierre, entièrement ouvert – ou presque. Comme dans un zeldaoid, le joueur obtient peu à peu de nouveaux pouvoirs (walljump, wallrun, trampolines qui permettent le double saut…) lui donnant accès à des zones jusqu'alors inaccessibles.