Quand on entame pour la première fois une mission de Hitman, en particulier celles du dernier épisode paru en 2016, on est perdu. Les cibles paraissent inaccessibles. Comment abattre un type suivi en permanence par deux gardes du corps armés ? Comment pénétrer dans un lieu ultra-securisé, protégé par des portes blindées que défendent des unités paramilitaires ? Et puis, surtout, les niveaux sont trop grands, les PNJ trop nombreux. Partout autour de nous, des dizaines de conversations, des gens qui passent, qui nous donnent des idées (voler l'uniforme d'un livreur, suivre ce type dans la forteresse en se glissant derrière lui avant que la porte se referme) pour la plupart irréalisables. Ah oui mais non là je peux pas il y a un garde. Là aussi c'est mort, il passe trop vite. Alors on se promène en espérant trouver une faille, on expérimente, on se plante, on recommence, on se familiarise avec l'environnement, on finit par comprendre. Peu à peu, ce qui nous semblait incompréhensible devient limpide et les cibles finissent, au choix, avec une balle dans la tête, un garrot autour du cou ou une dose de poison dans l'estomac. Certes, ce n'est en général pas fait de façon très propre, mais au moins la mission est accomplie. Il ne reste plus qu'à la refaire. Encore, et encore, et encore, et encore...