Je vous passe le blabla sur le chiffre d’affaires ou l’évolution du taux de marge d’Ubisoft, ça barbe tout le monde à part Bolloré. Sachez simplement, et c’est intéressant, que l’année s’est bien passée malgré l’absence d’un opus d’Assassin’s Creed pour la première fois depuis longtemps, le report du prochain South Park et les démarrages pas géniaux de certains gros jeux (Watch Dogs 2 notamment). Il y a encore quelques années, Assassin’s Creed représentait nettement plus de la moitié des revenus d’Ubisoft, la situation actuelle est donc un sacré tour de force de la part d’Yves Guillemot et ses équipes. L’éditeur français a réussi à re-diversifier ses franchises (oui, « re-»  parce qu’il avait un portefeuille très varié avant la ruée vers le AAA entamée au début de la décennie en suivant l’exemple d’Activision). Au rayon anecdote, on notera un tout petit 100 millions en « fusion et acquisition » alors que l’année a été marquée par les achats de Ketchapp et Growtopia à des prix qui n’ont pas été rendus publics ; faute d’information plus précise sur le montage de ces acquisitions, difficile d’en conclure grand-chose pour le moment.