L'Œil dans le rétro

Obscure - Ça chauffe au lycée Leafmore

À mon sens, aucun jeu ne synthétise aussi bien les années 2000 qu’Obscure. Déjà, parce qu’il est censé s’écrire ObsCure. Ensuite, parce qu’il comporte des morceaux de Sum 41 et d’Enhancer (souvenez-vous, ce groupe de nu metal qui enjoignait ses auditeurs à « foutre le holà sur la brèche » en roulant à toute blinde dans des caddies sur le parking d’un supermarché Champion) dans sa bande-son. Enfin, parce qu’on peut y régénérer sa santé en buvant des boissons énergisantes et sauvegarder sa partie à l’aide de CD. Pour tout fan de survival horror et de teen-movie qui se respecte, c’est un jeu qu’il faut essayer à tout prix.

Soldier of Fortune - Tiens, voilà du bourrin

L'an 2000. Des jours étranges, comme l'avait prédit Kathryn Bigelow, et paradoxaux. Nous sommes trois ans avant le premier Call of, et le jeu vidéo n'a pas encore sombré dans son obsession malsaine pour les flingues et la chose militaire (Kathryn Bigelow non plus, mais c'est un autre sujet). Pourtant, la panique morale au sujet de la violence des jeux atteint des sommets historiques. Et soudain, surgit face au vent un FPS bien fascisant.

The Lost Vikings - Dans l'angle Nord de Blizzard

Erik, Baleog et Olaf sont des Vikings ordinaires, jusqu'au jour où leurs petites vies tranquilles sont bouleversées par Tomator, l'extraterrestre à la tête de l'empire Croutonien. Dit comme ça, on pourrait imaginer des guerriers qui mènent une série de raids dans une usine de soupes à la tomate, mais nos héros vont finalement se retrouver emprisonnés dans un « zoo intergalactique » et surtout, dans un jeu de plateforme plutôt intelligent pour son époque.

Hexen
Hexen - À la croisée des monstres

C'est le miracle de la nature : tout revient toujours à ses origines. À Noël, le Parisien abandonne son quinoa et repart en région manger de la dinde dans le village qui l'a vu naître. Le saumon remonte le fleuve qu'il a jadis descendu pour aller pondre à sa source. La poule, au soir de sa vie, redevient un poussin puis s'enferme à nouveau dans un œuf[ref. nécessaire]. Et le FPS (subjectivus shootus modernus), lointain descendant des jeux de rôle (portus-monstrus simplex), au milieu des années 1990, a commencé à régresser et à réutiliser des organes vestigiaux. La mutation a notamment été constatée à Madison, dans le Wisconsin, près des locaux d'un studio du nom de Raven Software, et allait changer à jamais l'histoire évolutive des jeux d'action.

Warhammer 40.000: Chaos Gate - Sortez prendre un bon Bolter

Et voilà, vous venez de terminer Mechanicus, mais votre soif de XCOM relooké par Cristina 40000 n'est pas étanchée. « Avec tous ces jeux pleins de space marines qui sortent chaque année, je vais bien trouver un titre pas trop vieux ni trop mauvais », vous dites-vous en scrutant Steam. Eh bien, comme doit le dire le directeur du licensing chez Games Workshop après la sortie de chaque jeu vidéo Warhammer : caramba, encore raté.

Syndicate - Cyberpunk 1993

Le cyberpunk dans le jeu vidéo, c'est un peu comme la comète de Halley. Il vient régulièrement faire un petit coucou puis repart aussi vite qu'il est arrivé, nous laissant bouffer des JdR médiévaux-fantastiques et des FPS militaires pendant dix ans. En attendant son nouveau passage en fin d'année, revenons un peu en arrière, avant Cyberpunk 2077, avant Deus Ex, sur le jeu qui a fait découvrir à toute une génération la joie des implants et des villes dystopiques qui ressemblent à des Times Square géants : Syndicate.

Command and Conquer: Generals - Stratégie d'antan réel

C'était en 2012 et tout avait mal commencé. Déjà, on venait d'apprendre que Command & Conquer: Generals 2, qu'Electronic Arts avait annoncé à la fin de l'année précédente, s'appellerait finalement Command & Conquer tout court et serait un free-to-play. Et comme si ça ne suffisait pas, il y avait une faute d'orthographe à mon nom sur mon billet pour Los Angeles, où je devais aller découvrir le jeu. Non content de voir un jeu probablement moisi, j'étais bon pour me faire fouiller au corps par un douanier américain. Mais cette fois-là comme souvent, je m'inquiétais pour rien.

Dune - Vous voulez que je vous fasse un destin ?

Nous sommes en septembre 1990 lorsque le projet Dune s'effondre. Depuis plusieurs mois, Virgin Interactive, son éditeur qui ne cessait de faire des reproches aux développeurs, décide de confier finalement la précieuse licence à Westwood Studio. Une histoire qui aurait pu en rester là, si un certain Frank Herman n'avait pas fait financer secrètement le titre par la branche londonienne de Virgin, dont il avait la responsabilité.

La plus belle histoire d'amour du jeu vidéo - Final Fantasy VII et sa narration mécanique

J'ai terminé trois fois Final Fantasy VII. Je l'ai fini une première fois en 1997, quelques semaines après sa sortie sur PlayStation. Je l'ai terminé une deuxième fois, quelques années plus tard, lorsque le titre est arrivé sur PC. La dernière fois, c'était l'année dernière, à l'occasion du portage sur Switch. Après l'avoir parcouru trois fois dans son intégralité, je pensais bien connaître le jeu et pourtant, sans une vidéo publiée sur YouTube il y a trois ans, je serais peut-être passé à côté d'une des plus belles histoires d'amour du jeu vidéo.
(Attention, cet article contient des spoilers.)

Warhammer : Shadow of the Horned Rat - Guerre totale au marteau de guerre

Nous sommes en novembre 1995 lorsque Shadow of the Horned Rat débarque sur les étals. À cette époque, les bases de la stratégie en temps réel sont posées depuis trois ans par Dune II : Battle for Arrakis et utilisent désormais des codes précis, que Warcraft et Command & Conquer s'empressent de reprendre. Ce genre, à la destinée toute tracée, va pourtant être bousculé par un jeu signé Mindscape qui posera les bases d'une série bien connue.