L'Œil dans le rétro

The Lost Vikings - Dans l'angle Nord de Blizzard

Erik, Baleog et Olaf sont des Vikings ordinaires, jusqu'au jour où leurs petites vies tranquilles sont bouleversées par Tomator, l'extraterrestre à la tête de l'empire Croutonien. Dit comme ça, on pourrait imaginer des guerriers qui mènent une série de raids dans une usine de soupes à la tomate, mais nos héros vont finalement se retrouver emprisonnés dans un « zoo intergalactique » et surtout, dans un jeu de plateforme plutôt intelligent pour son époque.

Hexen
Hexen - À la croisée des monstres

C'est le miracle de la nature : tout revient toujours à ses origines. À Noël, le Parisien abandonne son quinoa et repart en région manger de la dinde dans le village qui l'a vu naître. Le saumon remonte le fleuve qu'il a jadis descendu pour aller pondre à sa source. La poule, au soir de sa vie, redevient un poussin puis s'enferme à nouveau dans un œuf[ref. nécessaire]. Et le FPS (subjectivus shootus modernus), lointain descendant des jeux de rôle (portus-monstrus simplex), au milieu des années 1990, a commencé à régresser et à réutiliser des organes vestigiaux. La mutation a notamment été constatée à Madison, dans le Wisconsin, près des locaux d'un studio du nom de Raven Software, et allait changer à jamais l'histoire évolutive des jeux d'action.

Warhammer 40.000: Chaos Gate - Sortez prendre un bon Bolter

Et voilà, vous venez de terminer Mechanicus, mais votre soif de XCOM relooké par Cristina 40000 n'est pas étanchée. « Avec tous ces jeux pleins de space marines qui sortent chaque année, je vais bien trouver un titre pas trop vieux ni trop mauvais », vous dites-vous en scrutant Steam. Eh bien, comme doit le dire le directeur du licensing chez Games Workshop après la sortie de chaque jeu vidéo Warhammer : caramba, encore raté.

Syndicate - Cyberpunk 1993

Le cyberpunk dans le jeu vidéo, c'est un peu comme la comète de Halley. Il vient régulièrement faire un petit coucou puis repart aussi vite qu'il est arrivé, nous laissant bouffer des JdR médiévaux-fantastiques et des FPS militaires pendant dix ans. En attendant son nouveau passage en fin d'année, revenons un peu en arrière, avant Cyberpunk 2077, avant Deus Ex, sur le jeu qui a fait découvrir à toute une génération la joie des implants et des villes dystopiques qui ressemblent à des Times Square géants : Syndicate.

Command and Conquer: Generals - Stratégie d'antan réel

C'était en 2012 et tout avait mal commencé. Déjà, on venait d'apprendre que Command & Conquer: Generals 2, qu'Electronic Arts avait annoncé à la fin de l'année précédente, s'appellerait finalement Command & Conquer tout court et serait un free-to-play. Et comme si ça ne suffisait pas, il y avait une faute d'orthographe à mon nom sur mon billet pour Los Angeles, où je devais aller découvrir le jeu. Non content de voir un jeu probablement moisi, j'étais bon pour me faire fouiller au corps par un douanier américain. Mais cette fois-là comme souvent, je m'inquiétais pour rien.

Dune - Vous voulez que je vous fasse un destin ?

Nous sommes en septembre 1990 lorsque le projet Dune s'effondre. Depuis plusieurs mois, Virgin Interactive, son éditeur qui ne cessait de faire des reproches aux développeurs, décide de confier finalement la précieuse licence à Westwood Studio. Une histoire qui aurait pu en rester là, si un certain Frank Herman n'avait pas fait financer secrètement le titre par la branche londonienne de Virgin, dont il avait la responsabilité.

La plus belle histoire d'amour du jeu vidéo - Final Fantasy VII et sa narration mécanique

J'ai terminé trois fois Final Fantasy VII. Je l'ai fini une première fois en 1997, quelques semaines après sa sortie sur PlayStation. Je l'ai terminé une deuxième fois, quelques années plus tard, lorsque le titre est arrivé sur PC. La dernière fois, c'était l'année dernière, à l'occasion du portage sur Switch. Après l'avoir parcouru trois fois dans son intégralité, je pensais bien connaître le jeu et pourtant, sans une vidéo publiée sur YouTube il y a trois ans, je serais peut-être passé à côté d'une des plus belles histoires d'amour du jeu vidéo.
(Attention, cet article contient des spoilers.)

Warhammer : Shadow of the Horned Rat - Guerre totale au marteau de guerre

Nous sommes en novembre 1995 lorsque Shadow of the Horned Rat débarque sur les étals. À cette époque, les bases de la stratégie en temps réel sont posées depuis trois ans par Dune II : Battle for Arrakis et utilisent désormais des codes précis, que Warcraft et Command & Conquer s'empressent de reprendre. Ce genre, à la destinée toute tracée, va pourtant être bousculé par un jeu signé Mindscape qui posera les bases d'une série bien connue.

Dark Messiah of Might and Magic - Une aventure des pieds nickels

Vous le savez, tout l'intérêt de s'y connaître en jeux vidéo est d'avoir le dessus lors d'une conversation mondaine en invoquant des références aussi obscures qu'impressionnantes. Certes, vous savez déjà répliquer « oh, moi tu sais, je préfère Europa Universalis – pas le 4 hein, le premier, celui sorti en douze exemplaires en 1976 » dès qu'un béotien tente de vous clamer son amour de Civilization. Mais il est beaucoup plus difficile d'avoir l'air supérieur lorsque la conversation dévie vers les jeux de rôle en 3D. Pour dominer un amateur de Skyrim, faut-il brandir Morrowind ? Ça ne surprend plus personne. Deus Ex ? Trop connu. Anachronox ? Vous auriez l'air d'avoir inventé le titre. Non, ce qu'il vous faut dans ces cas-là, c'est un plaisir de fin gourmet tombé dans l'oubli, de préférence développé par un studio prestigieux. Là, il vous faut Dark Messiah of Might & Magic.

Jedi Knight : Jedi Academy - Force majeure

Mon ennemi juré, Noël Malware, est rentré tout heureux d'un récent voyage de presse. « Le prochain jeu Seigneur des Anneaux sera centré sur Gollum, m'a-t-il annoncé la mine réjouie. On pourra le jouer et tout. Je sais déjà que je lui mettrai 9/10. – Ah oui, que j'ai grincé en retour, parce que s'il y a une chose que j'attends d'un jeu Seigneur des Anneaux, c'est de pouvoir incarner Gollum. » Pourfendu par mon sens de la réplique, Noël a explosé en un nuage de poussière pendant que nos collègues poussaient des cris de joie. Je n'ai pas laissé mon triomphe me monter à la tête et j'ai ignoré ackboo qui, à genoux, tentait d'embrasser le dessus de ma main. Près de la fenêtre, le regard dans le lointain, je pensais à Jedi Academy.