36 résultats pour "coupe decale snipperclips"

Everdell - Arbre à (bonne) came

Comme le disait Brassens, c’est un hérisson qui piquait, qui piquait les myrtilles les plus juteuses au nez et à la barbe des écureuils. Le hérisson, c’est l’individu assis en face de moi, qui déjà en temps normal ne manque pas de piquant, mais arbore en plus un petit sourire très satisfait de son coup.

Sans next-gen y’a pas de plaisir

Il aura fallu attendre jusqu’au dernier moment, mais nous connaissons enfin les détails concernant le lancement de cette nouvelle génération de consoles. À un élément près quand même, et de taille : à ce jour, un mois avant leur sortie, Canard PC n’a pu tester concrètement aucune des deux machines. En attendant un retour d’expérience plus complet, état des lieux de ce que l’on sait.

Observer : System Redux - Du cyber-rab'

« Gnagnagna, Cyberpunk 2077, c'est même pas un vrai jeu cyberpunk, il ne fait que survoler les thématiques du genre sans poser aucune question. Gnagnagna tu devrais jouer à Observer : ça c'est un vrai jeu cyberpunk », me murmurait encore récemment Alain Finkielkraut, alors que je me bouchais les oreilles en hurlant « Taisez-vous ! Taisez-vous ! ».

Bars parallèles

De tous temps, les hommes ont aimé jouer tout en buvant (et pas que de la tisane, et pas toujours avec modération). Ben si, réfléchissez un peu, des gars qui tapent le carton autour d’un petit jaune, c’est l’archétype des romans de Pagnol. Ailleurs, on fait un petit 421 sur le zinc ou une partie de dames à l’ombre des platanes avec un pichet à portée de main. Cela dit, un examen un peu attentif des faits nous amène à une conclusion : en 2016, les joueurs-buveurs ont légèrement fait évoluer leurs habitudes.

Le jeu vidéo peut-il surfer sur la deuxième vague ?

Oui, je sais, je sais… mais sinon c’était « Le jeu vidéo finira-t-il par choper la fièvre ? ». Bon, vous avez compris le principe, il s’agit de se demander quel impact supplémentaire aura la deuxième vague épidémique sur l’industrie du jeu vidéo alors qu’elle frappe pendant la période clé qu’est Noël.

Il vous faudra souvent jongler entre plusieurs marmites à la fois.
Battle Chef Brigade - Pop Chef

On a tendance, en France, à considérer les émissions « Histoires naturelles » ou « Très chasse » comme l'épitomé des points de chute malencontreux qui suivent une soirée trop arrosée – alors que nous savons très bien vous et moi que les chaînes de télé-shopping 24/24 remplissent bien mieux cet office. Eh bien, laissez-moi vous dire que les retours titubants dans mon appart' ont un peu plus de gueule depuis que j'ai découvert Battle Chef Brigade. ATTENTION JOLIE MAQUETTE, IL Y A UN PLACARD

Otys

Pour le simple plaisir de la vanne, on aimerait dire qu'avec Otys et ses expéditions sous-marines, le jeu de gestion a touché le fond. Mais on ne le fera pas. Ce n'est pas tant que la vanne est facile, ce genre de considération n'arrête pas Canard PC. Mais ce serait parfaitement mensonger. Parmi les nouveautés découvertes lors de ce salon d'Essen, Otys a immédiatement piqué notre curiosité, puis provoqué une petite palpitation cardiaque. De celle qui ne peut signifier qu'une seule chose (en dehors d'un possible infarctus) : qu'on allait se jeter dessus pour l'essayer le soir-même.

Version Megadrive
Prince of Persia - Les sables d'antan

Comme ceux d'aujourd'hui, qui débarquent chaque jour par paquet de cent sur la table du journaliste épuisé avec leurs pixels énormes et leurs animations sommaires, les jeux des années 1980 ressemblaient un peu trop à des jeux vidéo. Mais contrairement aux jeux indés du XXIe siècle, dont le look artificiellement vintage est aussi travaillé que celui de leurs créateurs bobos, ceux des années 1980 ne faisaient pas exprès. La mémoire était chère, chaque frame d'animation précieuse, et si la démarche de Mario-le-plombier était si raide qu'il semblait avoir une clé de douze coincée dans le fondement, c'est parce que ses pauvres développeurs n'avaient pas le choix.

Le TI-99/4A (1981).
Itinéraire d'un enfant 3D - Interview : Alexandre Hadjadj

Dans les années 1980, Alexandre Hadjadj écrivait des petits programmes en BASIC dans sa chambre du 14e arrondissement de Paris. Trente ans plus tard, ce très discret codeur français, qui n'avait jusque-là jamais accordé la moindre interview, occupe l'un des postes les plus prestigieux de l'industrie du jeu vidéo. En tant que technical director chez Rockstar, il chapeaute toute la partie graphique des jeux du studio. Vous vous êtes extasié devant la clarté des décors ou la pureté de l'antialiasing de Grand Theft Auto V ? Vous avez bavé devant les effets de lumière ou l'incroyable distance de vue de Red Dead Redemption 2 ? Alexandre Hadjadj et son équipe d'une trentaine de programmeurs spécialisés, repartie entre l'Écosse et les États-Unis, en sont les responsables. Nous nous sommes vautrés ensemble dans un canapé autour d'une assiette de cookies, et nous avons parlé avec lui de son métier, des moteurs 3D, des consoles, et de son chaotique parcours professionnel dans les méandres de l'industrie du jeu vidéo.

Un an de chroniques et quelques ratés

Je dois le confesser, la nature de ces chroniques n’est pas très définie. Tantôt points de vue ou coups de gueule, tantôt analyses de l’industrie du jeu vidéo et de ses perspectives, elles sont naturellement susceptibles d’être contestées, ne serait-ce que – parfois cruellement – par la suite des événements. Il y a deux ans, j’ai donc décidé de me livrer une fois par an à une revue (éventuellement critique) des « Au coin du jeu » de l’année écoulée, et c’est au tour de celles de l’année 2018. A priori, j’ai dit moins de bêtises cette année (les mauvaises langues diront que c’est uniquement parce que j’en ai moins publié, suite à notre passage au mensuel…).

The Sinking City - Ma 6T va Kraken

Alors, subjugué par la fièvre et le délire, transporté en des époques et des lieux hors du temps et de l'espace, je les voyais, hideux, difformes, encore plus fous que moi, avancer en rangs serrés dans les couloirs infinis d'un dédale cyclopéen, foule douteuse et grouillante d'êtres contrefaits qui ne naissaient que pour être sacrifiés. C’est alors que j'éprouvai l'impression la plus horrible de toutes celles que j'avais ressenties – qui anéantit mon dernier vestige de raison. Ces milliers de monstres répugnants, je les connaissais : c'étaient les jeux adaptés de l'œuvre de Lovecraft.

T.I.M.E. Stories

Mr. Jack

Bushido Blade 2 - Comment Ubisoft a développé sans le vouloir une suite que je n'attendais plus

Nous sommes en 1998 et ma douce et courageuse mère (coucou Maman, je t'aime, tu sais) est équipée de bouchons d'oreilles ainsi que de deux seyants oreillers scotchés autour de sa tête, et pour cause : dans ma chambre d'ado ornée de posters à l'effigie de X-Files ou Star Wars, c'est le bordel. Couvrant le bourdonnement satisfait de ma Playstation, modifiée pour lancer des jeux japonais, quatre jeunes hommes en fleurs beuglent comme des imbéciles toutes les trois minutes. Nous découvrons Bushido Blade 2.

Academia : School Simulator - Surveiller et punir

« Ouvrir une école, c’est fermer une prison », disait Victor Hugo qui, comme n’importe qui, n’était pas tous les jours très inspiré. « Faux, lui répondait Michel Foucault, ouvrir une école, c’est ouvrir une prison. D’ailleurs, ouvrir n’importe quoi, c’est ouvrir une prison. La vie est une prison, ha ha ha », ajoutait-il avant de partir en trottinant pour acheter le dernier album de The Cure. Eh bien voilà, grâce aux jeux vidéo, le débat est tranché.

Tiens, on dirait l’inventaire d’Oblivion...
Elium - Prison Escape - Un peu trop léger

Tiens ben en voilà une idée originale : créer un jeu entier à partir du didacticiel d'un autre. Ça pourrait même devenir un genre à part entière. Imaginez : un jeu entièrement inspiré des premières minutes de Portal 2, dans lequel à chaque fois que le joueur appuierait sur la barre espace pour parler à un PNJ, il sauterait sur place. Ce serait génial, hein ? Quoi ? Non, ça ne serait pas génial ? Bon, tant pis. En attendant que vous reveniez à vos esprits et que vous partagiez mon enthousiasme pour Portal 2 : The Tutorial : The Videogame, intéressons-nous à Elium - Prison Escape qui, comme son nom l’indique, est une version longue de l’intro d'Oblivion.

Noita - Le feu ça brûle (et l'eau ça mouille)

« La mort est permanente et constitue toujours une menace. Quand vous mourez, ne désespérez pas : utilisez ce que vous avez appris pour aller plus loin au cours de votre prochaine aventure », préviennent les développeurs de Noita – dont fait notamment partie Arvi Teikari, créateur de Baba is You. Au moment où j'écris ces lignes, je suis morte 52 fois dans leur monde magique en perpétuel changement, souvent de manière tout à fait méritée, parfois au cours d'interactions incroyablement injustes avec mon environnement. Je suis très, très loin d'avoir tout exploré. Mais j'ai effectivement beaucoup appris – à la fois sur le jeu, et sur moi-même.

Le recrutement - Quels sont les critères des studios ?

Il est un fait sur lequel on peut s’accorder : tout le monde veut faire des jeux vidéo. En tout cas, tous les gens qui n’ambitionnent pas de gagner de l’argent, de trop partir en vacances, ou de profiter de beaucoup de temps libre avec leurs amis. Preuve que les Français ne sont pas si feignants que ça, cela représente pas mal de peuple. Malheureusement, les entreprises qui embauchent sont en nombre fini et commencent à crouler sous l’embarras du choix.

Elderborn - Sous-sol invictus

Il y avait deux genres disparus que je voulais voir revenir à la mode : les simulateurs de chat et les jeux à la Dark Messiah. Il faut croire que j'ai du bol, puisque quelques mois à peine après qu'un type a fait un remake d'Alley Cat, qui reste 37 ans après sa sortie le meilleur simulateur de potichat au monde, un studio polonais inconnu nous pond un Doom médieval de derrière les fagots.

Le temple de Stockholm - Comment je suis tombé amoureux de la pire intro de jeu vidéo au monde

On l’a accusé de souiller le jeu de rôle, de torturer les débutants, de gâcher l’enfance de milliers de joueurs. C’est tout juste si le temple des Épreuves, niveau qui sert de prologue à Fallout 2, n’a pas été considéré comme coupable du réchauffement climatique, de la montée du fascisme et des endives mal cuites de la cantine. Je l’ai longtemps haï. Et puis, au fil des années, ma haine s’est changée en autre chose. Elle est devenue... de l’amour.