On en fracasse, des vitres, dans ce jeu. Le premier objet qu'on ramasse, c'est une jolie clé à molette, lourde, bien galbée, qui semble supplier qu'on l'envoie dans du verre. Alors je l'ai envoyée dans du verre, qu'est-ce que vous voulez, je suis un homme simple. Les vitres de Prey se brisent de façon merveilleuse – pas tout d'un bloc, mais morceau par morceau, avec un bruit divin, un cling-cling-cling que Saint Pierre ne renierait pas pour appeler les âmes aux portes du paradis. Dans ces conditions, vous comprendrez que j'en étais encore à donner des coups de clé à molette partout quand le jeu a décidé qu'il était temps de répondre à mes questions et d'envoyer un petit film sur un écran pour m'expliquer dans quoi j'avais mis les pieds. Hélas, la phrase « vite, je dois t'expliquer, voilà ce qui s'est passé, tu… » suivie d'un cling-cling-cling sans doute un peu hâtif n'a pas suffi à faire toute la lumière sur cette saloperie de station spatiale qui part en vrille. Heureusement, le coup de l'espace hostile et froid, on commence à avoir l'habitude.