« Une fois en ligne, sur un fragile petit pont de bois, face à un adversaire qui vous fonce dessus, ces petits soucis sont vite oubliés », écrivais-je en conclusion de mon test de For Honor. Avec quelques mois de recul, force est de constater que j'avais raté la cible. Les « petits soucis » en question, c'est-à-dire les microtransactions omniprésentes et le matchmaking mal fichu, sont devenus au fil du temps une plaie gangrenée pour Ubisoft, au point que le nombre de joueurs connectés s'est écrasé en flèche. Sur Steam, on est passé d'un pic à plus de 45 000 joueurs connectés simultanément à environ 1 500 à 2 000 joueurs dans les bons jours. Ubi vous dira que Steam n'affiche qu'une partie des joueurs... mais Ubi a aussi retiré de l'interface du jeu le compteur affichant le nombre de joueurs en ligne, ce qui n'est jamais bon signe. En cause, plus précisément : des microtransactions jugées injustes (certains joueurs ont même organisé une grève) et toujours de gros problèmes pour jouer en ligne. Ce n'est que tout récemment qu'Ubisoft a commencé à punir les joueurs quittant en milieu de partie. De même, et malgré plusieurs patchs, il reste souvent très difficile de rejoindre une partie, et à l'inverse pas si rare d'en être éjecté à cause d'un bug quelconque. Cette incapacité d'Ubisoft à prendre la mesure du problème et à le corriger, conjuguée à l'évanouissement de la communauté, rend désormais For Honor presque impossible à recommander. Quel dommage de se planter à ce point sur le suivi !