Les grévistes, qui représentent près de la moitié des effectifs du studio, réclament le respect des minimas de salaires imposés par leur convention collective Syntec ainsi que la rétribution des heures supplémentaires. Nous relations dans le Canard PC n°375 (à paraître le 16 février) la difficile instauration d’un dialogue social dans cette entreprise d’une cinquantaine de salariés. Depuis plus d’un an, ces derniers réclament à leur direction, par la voix de leurs délégués du personnel puis par celle d’un avocat, la régularisation de leur situation. Ce mouvement social ne sort pas de nulle part. En fin d’année 2017, une quarantaine de salariés, l’immense majorité des effectifs, avait cosigné une lettre à la direction en ce sens. Après avoir longtemps, depuis l’automne 2016, patienté devant les « promesses » de leurs dirigeants et privilégié une résolution à l’amiable, les salariés grévistes disent, dans un communiqué relayé par le jeune Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo (STJV), s’être rendus à l’évidence : « face à l’absence manifeste de considération pour la valeur de notre travail, nous en sommes arrivés à la conclusion que, pour nous faire entendre, nous n’avions plus d’autre option que de nous mettre en grève. »