Ce test sera un hommage à l’intelligence collective de mes collègues, à leur recherche incessante du mot juste, à leur lecture critique et éclairée de la moindre image de divertissement. Tout a commencé avec Thomas, trop souvent caricaturé en Toto-la-Déglingue. Il était venu se faire couler un kawa alors que je galérais sur la scène inaugurale. Coincé dans une geôle du XVIe siècle, mon personnage, Miguel, est attaché par le poignet à un mur. Dans un coin, un cochon, accusé de sacrilège (il a dévoré un moine qui venait de manger une hostie, il a donc reçu l’eucharistie alors qu’il n’avait pas été baptisé) ronfle bruyamment. Sous un soupirail, le corps sans vie du fils du boucher gisait. Je savais exactement quoi faire. Sauf que j’étais coincée par mes chaînes, et que rien ne me permettait d’interagir avec le mur auquel j’étais vissée.