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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

14/08

Bali Barlow

En ce moment, être fan de Sam Barlow est enthousiasmant. Déjà, le boug, avec son magnifique Immortality de 2022, est au sommet de son art très particulier du jeu narratif en prises de vue réelles quatre étoiles. Surtout, ça fait un moment qu’il a annoncé travailler non pas sur un nouveau titre horrifique, mais bien deux. Et si on ne sait toujours pas à quoi correspond Project D, tricky Sammy vient de lever le voile sur son Projet C, désormais intitulé Precognition. Quelques images écarlates éclatées façon kaléidoscope, un pitch qui nous parle de Diana à qui on pose un implant lui permettant de voir son propre futur, une participation du réalisateur Brandon Cronenberg (oui, le « fils de ») et, et c’est sûrement la mauvaise nouvelle, une fenêtre de tir si lointaine : printemps 2028. Bon, au moins, ça nous donnera le temps avec Ellen de se répartir les jeux sans en venir aux mains. K.

13/08

Ça vire au cauchemar

La situation n’en finit pas de se dégrader chez Supermassive Games. Le studio anglais spécialisé dans les titres narratifs à la frontière entre le jeu vidéo et le film d’horreur interactif (comme le dernier en date Directive 8020, sorti en mai et qui a reçu un accueil critique assez froid), annonce un plan de licenciement afin d’« assurer la pérennité de l’entreprise ». Après le rachat par Nordisk Games en 2022, ils étaient 350 à travailler chez Supermassive en 2023, avant la mise en place d’une vilaine manie qu’il serait sain de guérir avec de l’hypnose ou je ne sais pas quoi et qui consiste à virer des gens par vagues annuelles : 90 personnes en 2024 (avec le départ des cofondateurs en prime), 36 en 2025 et, donc, jusqu’à 75 cette année. K.

12/08

Décennie, c'est gagné

Les arcs de rédemptions sont des artifices narratifs qui m’attendrissent. Zuko dans Avatar, le dernier maître de l’air, Kratos dans God of War, et, peut-être un de mes favoris, Sean Murray, passé d’escroc à héros dans le développement de No Man’s Sky dont on a fêté les dix ans le 9 août dernier. Dans une lettre ouverte, le patron d'Hello Games retrace le chemin d’un projet qui était pourtant si mal reçu dans sa version initiale, écrabouillé par le poids de ses propres promesses. Fort de ventes conséquentes, le studio a cependant choisi de persévérer. Après une quarantaine de mises à jour gratuites (dont la prochaine, Cosmos, vient d’être annoncée), il a reconquis toute la confiance de son public. Certes, l’industrie en 2016 était bien différente et il faut se méfier du biais du survivant, mais il est difficile de ne pas y voir la trajectoire la moins Concord qui soit. K.

11/08

Piratage sur commande

Êtes-vous un des chanceux qui a réussi à se hisser au sommet des listes d’attentes et à commander une Steam Machine ou un Steam Controller dans les deux derniers mois ? Félicitations ! Mais aussi, prenez garde si vous recevez un mail très renseigné sur votre commande, soi-disant venant de Valve, vous expliquant que vous avez droit à un remboursement partiel sur votre achat ou que le paiement n’est pas passé et qu’il faut transmettre à nouveau vos coordonnées bancaires. En effet, Valve a prévenu ses clients concernés que son prestataire de distribution européen a été victime d’une cyberattaque et qu’un certain nombre d’informations ont vraisemblablement été compromises. Après, en bon ressortissant français qui voit une base de données d’une administration publique se faire pirater une fois tous les quinze jours environ, je suis sûr que vous êtes déjà une personne très vigilante. K.

10/08

Super Nintendomination

Dans une industrie où tout le monde se fait virer et où la course à l’IA transforme le jeu vidéo en loisir de riche, on a besoin de repères rassurants. En voici un : Nintendo écoule ses Switch 2 avec la même facilité qu’un marchand d’eau minérale en plein désert. Sur le premier trimestre de l’année fiscale 2026-2027, l’entreprise annonce avoir livré 3,82 millions de Switch 2, soit 23,68 millions d’unités sur ses 13 premiers mois ; le meilleur démarrage de l’histoire du constructeur sur cette période. Un destin intéressant pour une console dont on se plaignait d’un prix prohibitif il y a encore un an. Car aujourd’hui, avec la plus petite PS5 à 600 €, le plus petit Steam Deck à 779 €, une next-gen promise à plus de 1000 € et des composants PC qui se payent désormais en glacières d’organes, la Switch 2, même quand elle passera à 500 €, est devenue de facto la machine d’entrée de gamme. K.