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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

01/10

Mon Mex à moi

Alors qu’une partie du grand public est obnubilé par le chiffon rouge de l’arrêt du format physique, le président de la commission sénatoriale aux droits numériques du Mexique annonce sur Instagram une initiative pour réfléchir à un changement de législation afin d’améliorer les droits des consommateurs de jeux vidéo dématérialisés. Accompagné d’une collègue députée, il appelle à plus de clarté sur ce pour quoi les gens payent vraiment quand ils cliquent sur le bouton « acheter », la garantie de pouvoir continuer à utiliser un titre dont les serveurs ont été fermés et à une responsabilisation des entreprises en les forçant à avoir une branche dans le pays s’ils veulent y vendre leurs produits numériques. De son côté, on rappelle que la Commission européenne a signé d’un retentissant « vu et s’en tape » la pétition de près de 1,3 million de signatures de Stop Killing Games. K.

30/09

Mais c’était censure, en fait

Bobby Kotick n’était pas particulièrement une coqueluche auprès du grand public, tant il représentait à lui seul une philosophie corporatiste gloutonne qui détruit tout au nom des sacro-saints profits. Et à défaut d’essayer de changer ses actions, l’ancien patron d’Activision Blizzard a plutôt tenté d’amortir leurs conséquences. La chaîne YouTube People Make Games et le journaliste Mikhail Klimentov exposent ainsi dans une longue enquête vidéo la manière dont Kotick a fait appel à un cabinet d’avocats spécialisé dans la diffamation afin d’intimider toute la presse, souvent avec succès, dès que celle-ci aborde ses péripéties judiciaires. Dans la foulée, Stephen Totilo de la sérieuse infolettre Game File a publié son propre courrier de menace reçu en début d’année lui sommant d’ajouter un paragraphe… qui était déjà dans l’article incriminé. Plus personne ne lit la presse, décidément. K.

29/09

Budg’ de là

Messieurs dames de la presse, préparez vos estimations de budget, nous avons ici un très beau lot : un projet de maître Kojima rejeté par Sony et récupéré par un Microsoft en cruel besoin de rédemption. On va au moins disant, c’est parti ! À ma gauche, Christopher Dring de The Game Business qui annonce 400 millions de dollars ! Qui dit moins ? Ah, Christopher apporte une précision : il a tout entendu entre 600 millions et 300 millions, mais 400 millions est le chiffre qui revient le plus souvent. Mais attendez, à ma droite, Jason Schreier, qui explique sur ResetEra que c’est sûrement « nettement moins que ça » ! Oui ! Au fond, près des petits fours, Jez Corden, de Windows Central, qui estime que le jeu a été signé pour « une fraction » de ce chiffre ! Aucune autre proposition ? Personne ne pense que Physint est parti pour deux croissants et un Cacolac ? Dans ce cas, adjugé vendu ! K.

28/09

L'inspecteur Schafer est sur le coup !

Je suis admiratif du calme apparent de Tim Schafer. Le patron de Double Fine, studio qui était il y a encore pas si longtemps sous le giron de Xbox avant de se faire lâcher en rase campagne dans le cadre de cette grosse boucherie qu’Asha Sharma, la patronne de Xbox, appelle pudiquement « grand reset », s’est exprimé dans une interview avec la BBC dans laquelle il s’interroge sur l’état de l’industrie. Alors qu’il dit ne pas regretter le rapprochement avec la firme de Redmond, le vétéran peine à expliquer ce creux de la vague généralisé qui dure depuis maintenant quatre ans. « Je ne comprends vraiment pas. Les joueurs jouent, les entreprises font de l’argent, donc je ne comprends pas pourquoi il y a de telles pertes d’emplois. Je suppose qu’il y a quelqu’un, quelque part, qui est trop avide. » Oh, Tim ! Mon bon Tim ! Tu es à deux doigts de la vérité. Ne lâche rien ! K.

28/09

Patience et Creeper de temps

Non, mais regardez-nous, là, qui pensons crânement que les jeux auraient besoin de nous et de notre dextérité pour permettre au générique de fin de défiler. Heureusement que le YouTubeur RedLogic, activiste dans la défense du droit des jeux à disposer d’eux-mêmes, a su démontrer avec des mathématiques et quelques simulations bien senties que Minecraft était bel et bien capable de se terminer lui-même, sans qu’un joueur n’ait rien à faire. Avec la bonne seed, il suffit de patienter que le comportement aléatoire des Endermens finisse par construire par hasard des golems de neige et que ces derniers, sans le faire exprès, réussissent à faire exploser des Creepers au bon endroit pour créer un tunnel vers le portail final et aillent tuer le dragon. Certes, en temps réel, ça prend près de deux milliards d’années, mais tout vient à point à qui sait attendre. Bravo Minecraft. K.