Il y a six mois, entre deux louanges sur ses innombrables qualités, nous avions adressé deux petits reproches à Doom, qui lui avaient coûté son neuvième point. Le mode multi était au mieux passable et l’éditeur de niveaux, Snapmap, n’exploitait pas un dixième de son (immense) potentiel. Il était notamment impossible de créer des niveaux se déroulant en Enfer, ou bien dans lesquels on pouvait transporter plus de deux armes à la fois. Bonne nouvelle, tout cela a été corrigé. Enfin, presque tout : malgré l’injection de contenu gratuit, le multi PvP reste anecdotique. Snapmap, quant à lui, s'est vu enrichir d’une foultitude de nouveaux blocs et autres éléments décoratifs (notamment des terminaux capables d’afficher un texte personnalisé). A également été ajoutée la possibilité de créer des scripts plus complexes et de transporter autant d’armes qu’on le souhaite. Même si son interface console reste imbitable, et bien qu’il ne soit toujours pas possible d’y créer des niveaux aussi grands qu’on l’aurait voulu, c’est aujourd’hui un outil bien plus puissant que celui qu’on avait pu tester en mai dernier. Les créateurs ne se sont pas tournés les pouces pendant ces six mois et on peut aujourd’hui télécharger des centaines d’excellents niveaux, (un peu) mieux classés qu’avant grâce à un système de tags. De quoi relancer le jeu pendant des heures et des heures, même après avoir essoré la campagne. Oh, d’ailleurs, tant qu’on parle de la campagne… Le dernier patch y a ajouté un mode « arcade » dans lequel toutes les armes et tous les pouvoirs sont disponibles dès le début, où l’objectif est de faire le maximum de points. Excellent sur le papier, ce mode souffre toutefois de la trop grande taille des niveaux de Doom, pas vraiment conçus pour des runs répétés dans lesquels on tente d’optimiser son score. Mais bon, comme disait grand-mère avant d’aller faire les poubelles, « on ne va pas non plus faire la fine bouche quand c’est gratuit ».