21 résultats pour "vinci"

The Norwood Suite - Quelques observations depuis ma chambre d'hôtel

Quand on m'a proposé d'aller passer la nuit à l'hôtel Norwood, je me suis dit que pourquoi pas, après tout. Lieu apparemment mythique, cadre original : l'idéal pour s'éloigner un moment. Je n'ai pas été déçu du voyage.

Dragon of Legends - Ça leur fera du Thor

J'aurai dû me douter qu'un truc n'allait pas, après avoir lu sur la page Steam de Dragon of Legends que le jeu « restera en accès anticipé jusqu'à ce qu'il soit terminé ». Et encore plus après avoir vu sur son deuxième Kickstarter – le premier ayant foiré – que les développeurs « espèrent » obtenir des aides du gouvernement canadien, pour coller une rallonge aux 13 000 euros qu'ils ont déjà reçus. Toujours est-il que j'ai sauté dans ce jeu à pieds joints, sans savoir que j'entamais une lente descente aux enfers.

Maneater - Saoul, l'océan

Depuis ma plus tendre enfance, les requins me terrifient. Rien que d'écrire le mot, j'ai les jambes qui flageolent. Est-ce pour cette raison que Kahn Lusth arborait un sourire étrangement cruel en m’attribuant le test de Maneater ? J’aimerais croire que non. J’aimerais croire qu’il ne s’est pas délecté de mes larmes de douleur. Comme j’aimerais croire que les requins sont sympas.

Night Call
La caravane patche de mai 2020 - Mises à jour notables et emplâtres sur jambes de bois
Lionheart : Legacy of the Crusader - Le jeu de la dernière chance

Il n'aura fallu que quelques années de tourmente pour cribler de dettes Interplay, le géant du jeu vidéo PC. En 2002, l'entreprise autrefois si prospère est au plus mal : ses caisses sont vides et ses actions s'achètent pour trois fois rien. Il reste juste assez d'argent pour tenter un dernier coup d'éclat et le sauver de la ruine.

Les secteurs sont moins linéaires qu'en apparence, avec parfois des missions à accomplir qui forcent le joueur à bourlinguer plus que de raison.
Shortest Trip to Earth - Suer n'est pas jouer

Tout le monde sait ce qui s'étend à l'est de la France : une contrée froide et dangereuse, où la vie est rude et les jeux vidéo exigeants. À l'Est, on ne pond pas des FPS hollywoodiens ou des RPG bucoliques, non. À la place, on élabore des simulateurs d'infanterie pointus et des jeux d'aventure létaux, comme on fabriquerait des pièges. Or, avec Shortest Trip to Earth, des Estoniens comptent bien montrer que si les hommes de l'Ouest peuvent se contenter de la simplicité d'un FTL, les surhommes slaves ont, eux, besoin de jeux d'un autre calibre. Mais complexifier FTL le rend-il vraiment meilleur ?

Parties à l'aveugle - Comment explorer les mondes de Dark Souls III, Ocarina of Time et Call of Duty en étant non-voyant

Depuis quelques années, la question de l’accessibilité semble enfin au cœur des préoccupations de certains développeurs et éditeurs. Si des jeux récents comme Gears 5 se sont révélés être accessibles aux personnes en situation de handicap, les fonctionnalités à destination des non-voyants sont encore largement négligées. Faute de meilleure option, de nombreux joueurs expérimentent dans leur coin, et parviennent à maîtriser des jeux considérés comme inaccessibles en se fondant exclusivement sur le son.

Red Dead Online - Le MMO des joueurs solo

J’ai eu du mal à accrocher à Red Dead Redemption 2, sa montagne de corvées, ses cinématiques interminables, ses persos agiles comme des marmites de bouillabaisse. Tel le cheval sauvage de la plaine, j’ai besoin d’air pur, de liberté, de vagabondages au gré du vent. Pile ce que promet le mode multi du jeu, désormais vendu séparément de la campagne solo pour une poignée de dollars.

5D Chess With Multiverse Time Travel - Échecs démat’

Pour dépoussiérer le jeu millénaire des échecs, il suffit de trois fois rien : dans les cercles de connaisseurs, la moindre variante, la plus minuscule des nouveautés file déjà le tournis. Alors avec ses dimensions parallèles et ses voyages dans le temps, on mesure la notion de dépoussiérage toute personnelle du développeur de 5D Chess, qui estime sans doute que l’outil optimal pour un bon ménage de printemps est un missile nucléaire.

Jeux vidéo : l’ultime refuge - Pourquoi une centrale à charbon vaut mieux que Ridley Scott

Pour retrouver de la joie de vivre et s’aérer l’esprit, certains font un tour au parc ou prennent l’avion pour les Maldives. Mais moi, là où je vais pour être heureux, c’est dans une usine géante ou un désert irradié – et j’ai de bonnes raisons.

Total War Saga : Troy - Avec vue sur l'Homère

Ils sont malins chez Creative Assembly. Depuis deux décennies, plutôt que de numéroter leurs jeux comme leurs concurrents, ils changent un bout du titre. Ainsi, ce nouveau Total War ne s'appelle pas Total War 14. Ça ferait trop. Les consommateurs penseraient « oh attendez, j'ai déjà joué aux treize épisodes précédents, je connais la chanson, merci ». Il s'appelle Total War Saga : Troy, et on se dit « chouette, un jeu tout neuf, j'ai hâte de l'essayer ! ».

Éric Chahi, Delphine Software et les cinematic platformers - Rotoscopie sur son voisin

Né en 1989 sous la houlette de Brøderbund avec Prince of Persia, le cinematic platformer est un genre nouveau en 1990. Quoique, peut-être pas si nouveau puisque Karateka, Impossible MissionNote : 1 et Weird Dreams ont ouvert la voie du genre en créant certains de ses codes. Pourtant, malgré des signaux bien verts, ce genre de jeux va connaître une existence aussi brève que marquante. Dans les années 1990, un développeur français, Eric Chahi, va se démarquer.

Note 1 : Oui, les mots sont dans l'ordre.

Mice and Mystics

Cuphead - Ça casse ou ça tasse

« Tête de Tasse et Face de Mug sont bien embêtés. Après une nuit de folie et de gains mirobolants dans le casino du Roi Dé, voilà que le Diable en personne vient faire monter les enchères. Appâté par des gains toujours plus fous, Tête de Tasse jette les dés et PATATRAS, voilà nos deux héros obligés de céder leur âme au Diable ! Le seul moyen pour eux de trouver le salut sera de récupérer toutes les âmes damnées de l'île d'Inkwell pour le compte du Malin. » Je ne sais pas ce qu'ils prennent au studio MDHR mais s'il en reste un peu je veux bien goûter.

Kingdom Hearts III - Sans-cœur et sans reproche

La dernière fois que j’ai joué à Kingdom Hearts, j’étais une jeune fille au cœur pur et au regard plein d’étoiles. Depuis, les années ont passé, et ma tolérance aux coiffures excentriques arborées par les personnages de la franchise a pris un sacré coup. Aussi, il m’est devenu impossible d’aller à Disneyland sans songer à la souffrance des personnes qui le peuplent. Sous le masque de Pluto, je devine désormais un étudiant en art du spectacle payé au Smic ; derrière le sourire d'une réceptionniste débordée, la lente agonie d’un être condamné à dissimuler ses vraies émotions. Autant vous dire que j’avais quelques appréhensions.

Les ennemis, très variés, vont du slime bien habillé au monstre démoniaque, tous avec leurs propres tactiques.
Slay the Spire - Solitaire de génie

Avant, on pensait les jeux de cartes en solo ringards et soporifiques ; forcément, ils étaient réservés aux grands-mères myopes et aux marins alcooliques. Mais depuis que Slay the Spire nous a montré l'immense force des parties de cartes solitaires, ce constat a changé. Au fond, c'était prévisible : il suffit de rajouter « tout seul » à n'importe quelle activité pour que son intérêt soit multiplié par mille. Si si, essayez. Le cinéma tout seul. Le sexe tout seul. Les transports en commun tout seul. Le barbecue, la course automobile, la chirurgie dentaire tout seul. Bon sang, mais pourquoi on continue à faire des trucs à plusieurs au juste ?

Ça ne se voit pas bien sur cette capture d'écran (même en plissant les yeux pour mieux voir, désolé) qui met pourtant en valeur la jolie direction artistique du jeu, mais la bande-son est excellente.
Dead Cells - Cells que j'aime

Vous savez déjà tous combien Dead Cells est excellent. Vous le savez car vous y jouez probablement déjà, peut-être même dès le début de l'accès anticipé il y a un an et demi, vous avez des dizaines d'heures dessus, vous n'en décollez pas. Je ne peux guère vous en vouloir si vous passez ces pages, car je suis d'accord avec vous : Dead Cells est excellent.

Le jeu de foot au passé - Be kind, rewind

Le jeu vidéo n’a jamais hésité à fouiller dans le passé pour y dénicher des contextes fascinants et des histoires oubliées, voire de succulentes idées de mises en scène. Mais pour traiter le football – et le sport en général d’ailleurs –, c’est une autre paire de manches. Effrayé à l’idée de se décoller de l’actualité, le jeu de foot se refuse à regarder en arrière.

Celeste - Les cieux dans les yeux

S'il est un jeu qui a longtemps animé les pauses déjeuner, bouclages et autres beuveries illicites au sein de la rédaction, c'est bien Towerfall. Brillant d'inventivité, de précision et de finesse, il nous a tellement épatés qu'il est un des rares à avoir écopé dans nos pages du sacro-saint 10/10. La bonne nouvelle, c'est que Matt Thorson ne comptait pas s'arrêter là. Avec Celeste, il passe au jeu de plateforme.

Vermintide II - Ça va être le Chaos

Je fais parfois un rêve étrange. Assis dans une barque perdue en mer, je pêche pour me nourrir et, pas de bol, je ne sors de l'eau que des jeux estampillés Games Workshop. Encore moins de bol, ceux-ci ont généralement un goût de terre et une texture proche de celle du latex. Alors je recrache en beuglant « mais c'est dégueulasse ! », puis je me remets à pêcher en espérant que ma prochaine prise sera au moins comestible. Tiens, on dirait que ça mord à nouveau...

Revita - Métro, boulot, chaos

Dans Revita, on incarne un jeune garçon dont on ne sait rien, pas même son nom. Il a souvent l’air mélancolique, et se fait appeler « microbe », « bout de chou » ou « mioche » par tous ceux qu’il croise. Si j’ai bien compris l’histoire – et l’inverse n’est pas à exclure –, il a perdu la mémoire, avant de se réveiller sur un quai de métro et d’entamer la longue ascension d’une tour-horloge dans l’espoir de retrouver ses souvenirs. Ça n’a pas de sens, mais c’est très joli, et c’est un scénario de roguelite après tout.